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Galerie

 

 

 

Au maquis

 

 



Mon Ausweis Allemand de Villacoublay

Ce moulin était un endroit magnifique et très isolé qui sentait plus le maquis des vacances qu’un maquis de résistance à part que nous dormions sur la paille dans des voiles de parachute, au milieu d’armes diverses.
C’est aussi en ce moulin que je rencontrais Claude COCHET avec qui nous fûmes de la même main ( Une main était composée de 4 ou 5 hommes ). Il devait devenir par la suite une figure connue du monde parachutiste et associatif. Porte drapeau des S.A.S. Commandant (H) dans l’armée française et Major chez les paras Israéliens, il obtint la double Nationalité Française et Israélienne, se convertit et devint Rabbin.
Mon rêve “cow-boy “ commençait aussi à se réaliser puisque l’on me remit pour commencer une superbe carabine US et un colt canadien, du type 45 US mais de calibre 9m/m.
Nous y reçûmes plusieurs parachutages d’armes et d’agents alliés. Ils descendaient dans l’obscurité de la nuit, sanglés dans leur combinaison sombre qu’ils quittaient en un tour de main une fois au sol pour se retrouver parmi nous en tenue de paysan. Ils étaient l’objet de mon admiration et contribuèrent grandement à mon initiation et orientation vers le monde parachutiste qui devait devenir le mien.
Cela devenait trop facile, et sans doute aussi trop fréquent, jusqu’au jour où nous fûmes surpris par une compagnie Allemande lors d’un de ces parachutages nocturnes.
Après une très courte résistance ( nous n’étions qu’une dizaine ) et un décrochage à travers bois et champs, entraînant avec nous, deux passagers du ciel qui ne s’attendaient pas à une telle réception, nous réussîmes à déjouer les tentatives d’interception.
Après avoir changé plusieurs fois de “gîte”, nous nous retrouvâmes dans une carrière d’ardoise à St.Georges le Gautier près des Alpes Mancelles.
Nous devions harceler les unités ennemies qui la nuit se dirigeaient sur le front de Normandie.
Par groupes de quatre, nous posions une ou deux mines sur la route, lâchions quelques rafales de “Bren”, et décrochions vers une autre route pour recommencer, de multiples harcèlements.
Nos actions de diversions en désorganisant les convois ennemis permettaient leurs localisations et l’estimation de leurs forces.
Ainsi pouvions-nous signaler tous les déplacements ennemis à Londres
Ces actions durèrent jusqu’à l’arrivée des Américains qui eurent la surprise de trouver les villages de notre secteur déjà libérés et occupés par nos groupes.




La carte du résistant “ Rosier, dit Fabien “

 


“ au maquis “ Corps-Francs mouvement Vengeance “
 

 


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