Nos
interventions se poursuivirent sans interruption jusquà
notre retour en France à nouveau à bord du
Pasteur .
A notre départ de France, lunité était
forte de 705 hommes .
Sous le sigle 2° BCCP-SAS, Le bataillon alignait 668 hommes.
En 1948, une centaine dhommes venant de métropole
renforçait les rangs.
A la suite des combats, 312 hommes disparurent, soit les 2/5
des effectifs, dont 52 tués et 230 blessés graves.
Comme lécrira plus tard le Colonel TRINQUIER , (
Le Premier Bataillon de Bérets Rouges - éditions
Plon )
<< Le bataillon et ses GC restaient pour les états-majors
qui les utilisaient, quelques soient leurs effectifs un bataillon
ou des Groupes de Commandos, ce qui à la limite pouvait
devenir dangereux. Le GC 3 par exemple ( le miens ) ne disposait
que de 70 hommes lorsquil a abordé la gare de Tam-Quam
le 20 juillet 1949, défendue par un bataillon viêt
( environs 750 hommes) . En cas de gros problèmes, aucune
unité amie naurait pu intervenir. Ce sont des risques
quon ne peut pas indéfiniment renouveler sans sexposer
un jour à des catastrophes.
Cependant, les hommes qui franchissaient le cap de la première
année étaient solidement adaptés. Ils devenaient
des hommes solides, capables daffronter toutes les épreuves
de la guerre dIndochine . >>
Après son débarquement à Marseille, le 2°
Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes est réunit
une dernière fois avant sa dislocation, dans la cour du
camp de Sainte-Marthe pour recevoir ladieu de son Commandant
qui terminait en ces termes:
<< Où que vous soyez, quoi que vous fassiez, si
vous travaillez avec le même esprit et la même foi
qui vous animaient au 2° BCCP,vous réussirez dans
la vie. >>
Le Commandant TRINQUIER était dans le vrai, car en écrivant
ces lignes, je réfléchis et pense aux quelques
anciens que jai revus moi aussi par la suite.
Tous avaient des retraites confortables à la suite de
situations de premier plan quils avaient occupés
dans le civil, mis à part un ou deux qui exceptionnellement
navaient pu que rester dans larmée à
des grades subalternes, mais dont le nombre natteignait
pas la dizaine dindividus.
