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La France, 1950

 

Comme j’avais pris un engagement pour trois ans, il me restait encore quelques mois à faire avant d’être libéré.
Ma permission de fin de campagne terminée, je rejoins Vannes où je retrouve quelques copains et me présente au commandant FOURCADE de la 1/2 Brigade en garnison à Vannes et Meucon .
Il commence par me demander si je veux rester dans l’armée, auquel cas je pourrais faire un stage pour devenir moniteur.
Comme ma réponse est négative il me dit après avoir consulté mon dossier :
“ Tu as été chauffeur et garde du corps de TRINQUIER. J’ai vu qu’il t’appréciait, alors tu seras mon chauffeur et je t’affecte au service auto “.
A la fin de ma “ carrière militaire “, j’eu la chance de participer au premier saut de meeting de parachutistes sur l’Aérodrome d’Orly au cours d’une fête aérienne.
Largage à partir d’une escadrille de . . . Junker 52, comme à la belle époque, mais d’une altitude plus confortable ( 400 mètres )
Ce fût mon dernier saut militaire.
Revenu à la vie civile, après quelques semaines de vacances racourcies par mon porte feuille lui aussi racourci, je commence à regarder autour de moi et me mets à la recherche d’un emploi.
J’avais vécu beaucoup d’aventures, déjà vu pas mal de pays, mais je suis soudainement conscient que je n’ai pas de métier.
J’aurais sans doute mieux fait de rester dans l’armée, mais ma décision ayant été prise pour une autre voie, cela ne servait à rien de regarder derrière.Il fallait parer au plus urgent.
J’était attiré par l’Afrique. Pourquoi ? je n’en sais rien. Sans doute que mon jeune âge ne m’avait pas encore émancipé du rêve des palmiers, des animaux sauvages et du soleil .
L’Indochine aussi m’attirait et j’essayais de renouer quelques relations civiles que je m’étais faites au Cambodge hélas sans grands espoir.
En attendant, je m’étais fait embaucher chez Renault comme manoeuvre spécialisé. Pas de sot métier me disais-je. Il faut vivre et cela ne m’empêche pas de chercher ailleurs.
Aujourd’hui avec le recule je pense qu’en ce temps là, papa-maman étaient présents pour les conseils, mais à vingt ans il ne fallait pas compter sur eux pour vivre, il fallait travailler. C’était une autre époquequi n’était pas de facilité.
A telle preuve qu’avant d’entrer chez Renault, j’allais aux halles de Paris me faire embaucher comme manutentionnaire et même après, tout en travaillaint le jour à l’usine, il ne m’était pas rare d’aller plusieurs nuits dans la semaine travailler aux Halles afin de compléter un salaire que je trouvais trop petit. J’étais encore loin de la fonction de Directeur Général.
Je ne tardais pas à me trouver une petite chambre de mansarde, car ma mère qui était veuve habitait la banlieue parisienne et loger chez elle n’était pas l’idéal pour aller travailler.
Puis il me restait plus de temps pour pacourir les petites annonces et écrire des demandes de situations. J’en envoyais des centaines de demandes, toutes avec réponses négatives ou sans réponse. . . jusqu’au jour où la plus belle arrive me convoquant pour un entretien aux bureaux parisiens de l’OFFICE DU NIGER. . . Je ne savais pas encore que l’aventure africaine venait de commencer.

 

 


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