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Armée
française
Claude
et moi, désirons entrer dans larmée française,
et plus particulièrement à la 2°DB .
Nous navons pas fait de classes et malheureusement nous
sommes trop jeunes !
Au bureau de recrutement jinsiste en précisant que
nous avions été félicités par le
chef détat major du général, lui-même
à Rambouillet. Cela nimpressionne personne et ils
prennent la chose en rigolant mais ne veulent rien savoir.
Je reprends donc contact avec Pierre Lefèvre, retrouvé
à lhôtel Scribe et lui demande de nous aider.
Sur sa recommandation, je suis engagé au Bataillon Médéric
du 5° RI en formation au fort Neuf de Vincennes, et composé
danciens FFI rattachés à la 1ère Armée
Française.

Les autorisations spéciales à Vincennes
Fort-Neuf
de Vincennes, de gauche à droite :
Claude Cochet, dit Tarzan - Le Lt Surcouf
- Une jeune maquisarde de Normandie et Jean Rosier, dit
Fabien .
Nous
sommes tout dabord utilisés pour des contacts avec
dautres mouvements de résistance, et aussi pour
la recherche et larrestation de miliciens et collaborateurs
qui se cachent. Ceci ne nous convient guère et nous demandons
à partir au front avec les premiers éléments
sur le départ.
Nous navons pas encore compris que ladministration
française a repris ses droits et ses prérogatives
( il ny a plus de risque ) et nous devons apprendre à
nager dans le courant de ses tracasseries.
Nous devons déjà commencer par faire nos
classes apprendre à marcher au pas et utiliser les
armes made in USA. Cest juré, nos classes on les
a déjà faites chez les américains. Le poisson
est gros, mais avalé.
Après une formation succincte et amusante, parce-que nous
connaissions mieux les armements américains que les instructeurs
eux-mêmes, nous sommes donc affectés à une
compagnie partant sur le front Vosgien au dessus de Gérardmer.
Nos positions étaient sur des crêtes face à
la Schlucht et le Hohneck .
Nos équipements nétant pas adaptés
au terrible froid de lhiver rigoureux , beaucoup dentre
nous souffrent de gelures .
Ce succédèrent la prise du col de la Schlucht et
du Hohneck , lattaque de Colmar, puis le franchissement
du Rhin .
Après les combats, exténués nous voila transportés
par chemin de fer, au repos en Vendée . . . et plus précisément
sur la poche de Royan . . . toujours tenue par les Allemands.
Le repos sans doute considéré comme terminé
nous partons pour lAlsace puis lAllemagne, cette
fois-ci en occupation et royalement logés dans ce qui
restait danciens hôtels qui parait-il étaient
de luxe autrefois.
Puis vînt la démobilisation et le retour à
la vie civile.
Je retournais chez mes parents dans la banlieue Sud-Ouest de
Paris et me fis embaucher sans difficulté, grâce
à la recommandation de Pierre Lefèvre, chez les
Américains qui occupaient à leur tour laérodrome
de Villacoublay.
La réadaptation à cette vie laborieuse métait
difficile. Le grand air me manquait et les copains aussi.
Puis la vie est bien monotone après tant daventures
vécues, aussi je décidais de reprendre le chemin
de laction en me rengageant dans larmée pour
lIndochine.
Cest ainsi que je me retrouvais dans une unité de
parachutistes en formation à Tarbes : le 5° B. P.
I. C. ( Bataillon Parachutistes dInfanterie Coloniale )
qui changera de nom par la suite.

Recommandation de Pierre Lefèvre War Corrrespondant
BBC
de la célèbre émission quotidienne
Ici Londres, Les Français parlent aux Français
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