Introduction
Résistance
Maquis
5e DB-US et C.I.A.
Armée Française
Para
L'Indochine
En France
L'Afrique
A nouveau la France
Création U.N.P.
Les fondateurs de l'U.N.P.
Debout les Paras
Le Général gracieux
L'aïkido
Les premiers présidents
L' U.N.P.
Visites de sections
Le Service Social
A nouveau l'Afrique
Les grands oubliés
Hommages
N'oublions pas
L'esprit para

 

Galerie

 

 

 

Armée française

 

Claude et moi, désirons entrer dans l’armée française, et plus particulièrement à la 2°DB .
Nous n’avons pas fait de classes et malheureusement nous sommes trop jeunes !
Au bureau de recrutement j’insiste en précisant que nous avions été félicités par le chef d’état major du général, lui-même à Rambouillet. Cela n’impressionne personne et ils prennent la chose en rigolant mais ne veulent rien savoir.
Je reprends donc contact avec Pierre Lefèvre, retrouvé à l’hôtel Scribe et lui demande de nous aider.
Sur sa recommandation, je suis engagé au Bataillon Médéric du 5° RI en formation au fort Neuf de Vincennes, et composé d’anciens FFI rattachés à la 1ère Armée Française.


Les autorisations spéciales à Vincennes

Fort-Neuf de Vincennes, de gauche à droite :
Claude Cochet, dit “Tarzan” - Le Lt “Surcouf ”
- Une jeune maquisarde de Normandie et Jean Rosier, dit “ Fabien “.

Nous sommes tout d’abord utilisés pour des contacts avec d’autres mouvements de résistance, et aussi pour la recherche et l’arrestation de miliciens et collaborateurs qui se cachent. Ceci ne nous convient guère et nous demandons à partir au front avec les premiers éléments sur le départ.
Nous n’avons pas encore compris que l’administration française a repris ses droits et ses prérogatives ( il n’y a plus de risque ) et nous devons apprendre à nager dans le courant de ses tracasseries.
Nous devons déjà commencer par “faire nos classes” apprendre à marcher au pas et utiliser les armes made in USA. C’est juré, nos classes on les a déjà faites chez les américains. Le poisson est gros, mais avalé.
Après une formation succincte et amusante, parce-que nous connaissions mieux les armements américains que les instructeurs eux-mêmes, nous sommes donc affectés à une compagnie partant sur le front Vosgien au dessus de Gérardmer.
Nos positions étaient sur des crêtes face à la Schlucht et le Hohneck .
Nos équipements n’étant pas adaptés au terrible froid de l’hiver rigoureux , beaucoup d’entre nous souffrent de gelures .
Ce succédèrent la prise du col de la Schlucht et du Hohneck , l’attaque de Colmar, puis le franchissement du Rhin .
Après les combats, exténués nous voila transportés par chemin de fer, au repos en Vendée . . . et plus précisément sur la poche de Royan . . . toujours tenue par les Allemands.
Le repos sans doute considéré comme terminé nous partons pour l’Alsace puis l’Allemagne, cette fois-ci en occupation et royalement logés dans ce qui restait d’anciens hôtels qui parait-il étaient de luxe autrefois.
Puis vînt la démobilisation et le retour à la vie civile.
Je retournais chez mes parents dans la banlieue Sud-Ouest de Paris et me fis embaucher sans difficulté, grâce à la recommandation de Pierre Lefèvre, chez les Américains qui occupaient à leur tour l’aérodrome de Villacoublay.
La réadaptation à cette vie laborieuse m’était difficile. Le grand air me manquait et les copains aussi.
Puis la vie est bien monotone après tant d’aventures vécues, aussi je décidais de reprendre le chemin de l’action en me rengageant dans l’armée pour l’Indochine.
C’est ainsi que je me retrouvais dans une unité de parachutistes en formation à Tarbes : le 5° B. P. I. C. ( Bataillon Parachutistes d’Infanterie Coloniale ) qui changera de nom par la suite.




Recommandation de “ Pierre Lefèvre “ War Corrrespondant BBC
de la célèbre émission quotidienne “ Ici Londres, Les Français parlent aux Français ”
 

 


haut de page | chapitre précédent | chapitre suivant