Introduction
Résistance
Maquis
5e DB-US et C.I.A.
Armée Française
Para
L'Indochine
En France
L'Afrique
A nouveau la France
Création U.N.P.
Les fondateurs de l'U.N.P.
Debout les Paras
Le Général gracieux
L'aïkido
Les premiers présidents
L' U.N.P.
Visites de sections
Le Service Social
A nouveau l'Afrique
Les grands oubliés
Hommages
N'oublions pas
L'esprit para

 

Galerie

 

 

 

A nouveau l’Afrique

 

Dans ce temps là, celui des premières années de l’UNP, il était préférable de passer le plus possible inaperçu et se faire petit plutôt que de garnir sa carte de visite.
L’UNP et DLP étaient “épluchés “ par des services de police parallèles du pouvoir d’époque. Les dirigeants de l’UNP étaient continuellement surveillés par les renseignements généraux, Mais souvent aussi par de jeunes anciens paras engagés politiquement ou professionnellement. Ils étaient assidus du siège rue St.Joseph, et nous les appelions les sous-marins. Nous savions qui ils étaient et pour qui ils travaillaient. Ceci amena quelques fois des aventures cocasses. Une des plus belles fut celle d’un jeune commissaire de police M . . . (décédé) qui me dit un jour qu’il était obligé de faire des rapports sur nos activités et qu’il avait mauvaise conscience. Le Général président aussitôt informé, le remercia et lui conseilla de continuer à faire son travail à la seule différence qu’à partir de ce moment, c’était nous qui lui donnions les éléments pour faire ses rapports qu’il remettait à son patron un certain commissaire Cailles bien connu. C’était bien pratique parce qu’ainsi nous pouvions aussi faire savoir par la bande ce que nous voulions qui se sache.
La société pour laquelle je travaillais fut adjudicataire de l’étanchéité des installations atomiques du Pacifique.
Une enquête de sécurité eu bien sûr lieu, et compte tenu de ma position tant dans la société que dans les milieux paras, je fut déclaré persona non-grata et perdis ma situation.
Par la suite, une de nos sources d’information me fit dire qu’il serait souhaitable que je m’éloigne de France pendant quelques temps.
Je partis tout d’abord à Madagascar, désigné pour une mission qui devait durer sept mois .
Cette mission terminée, je repartis engagé dans une importante compagnie installée dans toute l’Afrique francophone et anglophone pour un poste bien modeste de début, car il fallait démarrer au bas de l’échelle et faire ses preuves.
“Je repartis donc me mettre au vert”, engagé comme “ Technico-commercial”.
Une nouvelle vie commençait.
Seize ans après lorsque je prenais ma retraite, j’était directeur général au Bénin pour toutes les activités de la société dans le pays, et administrateur de plusieurs usines et autres activités .
Pendant tous mes séjours, je suis toujours resté en contact avec le général Gracieux et le Colonel Trinquier.
Je ne me suis plus occupé d’affaires paras qu’à la fin de mes périodes africaines, sur la demande du Colonel Romain des Fossés, pour créer une section UNP à Abidjan à la tête de laquelle j’ai fait élire un peu “malgré lui” le commandant Raymond MUELLE que je voyais souvent à Abidjan.
Toutefois, étant restés en relation avec des anciennes personnalités, j’ai vécus des aventures liées à la politique africaine française qui m’ont quelques fois fait croiser le chemin d’anciens paras de l’UNP réservés et discrets et que je retrouve toujours avec le plus grand plaisir. Cela sera peut-être un jour l’objet d’un autre témoignage, mais qui sort du sujet UNP.

 

 


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