De
retour en France, je décidais de prendre quelques mois
de congé et en profitais pour essayer de retrouver quelques
anciens camarades.
Cest ainsi que je rendais visite au siège de lAPAROM
dont jétais parmi les premiers adhérents
puisque ma carte portait le N° 190. Situé avenue Montaigne,
le bureau de lAssociation était dans les appartements
du Général de SAINT-SALVY, où jeus
la joie dy trouver le Colonel TRINQUIER, présent
ce jour là.
Lui-même me donna limpression déprouver
beaucoup de plaisir à me revoir.
Il minterrogea longuement sur ma vie civile, me parla de
lui-même et des anciens quil avait revus, me donna
quelques adresses, puis le temps passant, nous descendîmes
déjeuner dans un restaurant voisin.
Cest au cours de ce repas quil me parla de lAPAROM
et me sachant en vacances, me demanda de venir laider de
temps en temps, ce qui me permettrait de revoir des anciens camarades
lorsquils venaient au siège.
Nayant rien à faire, jacceptais volontiers
et me retrouvais au travail à seconder CHEVALIER qui était
alors le secrétaire général, et de CASTELBAJAC
qui était Vice Président .
Cest trois semaines après, que notre ami CHEVALIER,
muté à Marseille fut contraint dabandonner
son poste de Secrétaire Général.
Le Colonel TRINQUIER me dit alors :
<< Tu peux te débrouiller tout seul et remplacer
CHEVALIER maintenant que tu connais bien, dautant plus
quil ny a pas trop de travail. >>
Après tout pourquoi pas.
Peu
de temps après, nous avions lAssemblée Général.
Le Colonel Président, y fit léloge de CHEVALIER
en annonçant son départ pour raisons professionnel..et
le remplacement que jassumais depuis son départ.
Puis continuant . . .
<< Comme ROSIER fait ce travail, je propose quil
soit nommé Secrétaire Général. Qui
nest pas daccord ? Personne bon, cest donc
que tout le monde est daccord. Je déclare Jean ROSIER
Secrétaire Général de lAPAROM élu
à lunanimité. >>
Fermez le ban , jen reste complètement abasourdi,
car nous navions parlé de rien auparavant, et personne
ne mavait demandé mon avis.
Toujours aussi expéditif notre Colonel !
Cest ce quon appelle : Volontaire désigné
doffice, et élu par déduction!
Après quelques repos, je décide de rester en France
et dy trouver du travail. Mes références
sont bonnes, et je nai pas trop de mal avec la recommandation
de Monsieur Wibaux à trouver un poste de direction dans
une importante Entreprise de Produits et Chantiers dEtanchéité
dans le bâtiment et les TP .
LEntreprise dont je prends la direction des dépôts
et approvisionnements des chantiers se trouve au Bourget .
Elle est située dans la même rue à moins
de 200 mètres du Centre de Formation Professionnel que
dirige notre ami et para MOSCONI.
Comme le monde est petit.