Cest
nous les africains qui revenons de loin ! . . . comme dit la
chanson.
Non les africains, cest pas nous mais cest
bien moi !
En premier lieu, me voici à LOFFICE DU NIGER , société
semi-publique au Soudan français , ayant
pour objectif la mise en valeur du delta mort du Niger à
partir du barrage de Sansanding, plus communément appelé
barrage de Markala, pour la culture de riz et de coton.
Je devais y rester 9 ans. et devint vite un vrai spécialiste
des engins et de la préparation des sols en restant plusieurs
années dans la branche Travaux neufs. Le travail consistait
à débrousser et préparer des casiers rizicoles
par tranches de 10 à 15000 hectares avec en plus tous
les aménagements annexes, cest à dire routes,
ouvrages darts, canaux dirrigations et de drainages
. Je disposais dun impressionnant parc de matériel
Par la suite affecté dans la branche Exploitation je me
spécialisais dans la culture du riz et javais la
responsabilité de la mécanisation dune exploitation
rizicole de 13000 hectares .
Je profitais de mes temps de liberté pour étudier
le Génie civil et devint conducteur de travaux au bout
de quelques années.
Cette période me permit daffermir mes relations
avec Monsieur Wibaux, notre directeur général qui
devint plus tard Ambassadeur au Liban, puis au Niger et Tchad.
Adjoint de Monsieur Foccard, il devint ensuite conseiller pour
lAfrique auprès de la Présidence de la République
Française.
Suite à la création de la République du
Mali, les cadres quittèrent le pays peu à peu,
devant les problèmes soulevés par ces prises dindépendance.
Monsieur Wibaux facilita mon engagement au Gabon , auprès
du CFM : Consortium forestier et Maritime, dépendant de
la SNCF, comme responsable de tous les chantiers dexploitation
route, rail , services transport et maintenance.
Cette fonction me permit dobtenir mes brevets et licences
de pilote davion, et den avoir un daffectation
à ma disposition. ( Piper PA 18 et plus tard Cessna 172
) me permettant une meilleure autonomie pour mes visites de chantiers.
Les distractions étaient rares si ce nest la chasse
à léléphant et de temps en temps,
la possibilité de descendre à Libreville par avion
ou en vedette.
Cest à cette époque que je poursuivis des
études par correspondance auprès de lEcole
Polytechnique de vente et de gestion.
En 1960, fatigué par une vie continuellement en forêt,
je décidais de rentrer en France Comme en Afrique, tout
se sait très rapidement, il ny avait pas deux jours
que jétais à Libreville pour régler
ma situation, et en attente de lavion pour la France, que
la COMILOG, importante société dexploitation
de bauxite dans le Sud-est du Gabon, me proposait un poste de
direction à Franceville.
Javais mon billet davion, et vraiment fatigué,
je voulais rentrer.
Je refusais donc, malgré les efforts de mes interlocuteurs
qui navrés par mon refus augmentaient lattrait des
offres de salaire et davantages et jembarquais à
destination de Paris.
Il nempêche que jéprouvais une certaine
fierté personnelle du fait de ces relances.
Hommage
dune haute Personnalité
