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Gazette des Anciens                                                                                   Novembre - Décembre  2005




Cette Gazette est ouverte à tous les Anciens dans le cadre du site
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La Bretagne et les parachutistes


HISTORIQUE DE LA GARNISON DE VANNES

Très ancienne place forte, qui trouve ses origines à l'époque gallo-romaine. VANNES a vu se confirmer au fil des siècles sa vocaiion de ville de garnison.

Jusqu'en 1870 elle abrite environ 700 hommes d'armes. Mais a partir de là. sous l'impulsion du Général TROCHU. un Morbihannais natif de Belle-lsle et alors Président du Gouvernement de la Défense Nationale et Gouverneur de Paris, la garnison connaît un essor considérable. C'est d'ailleurs à cette époque qu'est délimité le camp de MEUCON (1872) et que sont construits les actuels quartiers Foch et Delestraim ( 1874) Il y est même installé pour un temps une Ecole d'Artillerie fonctionnant jusque là à Metz.

En 1919, VANNES compte un effectif de 4 000 militaires et 1 500 chevaux.
Les principales unités à s'y être succédées ont été les suivantes :

Avant 1914. la garnison comporte simultanément :

- Les Etats-Majors de la 22ème Division, de la 43ème Brigade d'Infanterie et de la 11ème Brigade d'Artillerie.
- Le 116ème Régiment d'Infanterie.
- Les 28ème et 35ème RA (ce dernier fut commandé de 1903 à 1905 par celui qui devait devenir le Maréchal FOCH) .
- Le camp de MEUCON est alors camp d'instruction du XIème Corps d'Armée.

Entre 1918 et 1946 :

- Les Régiments d'Artillerie sont dissous et remplacés dans les années 20 par un bataillon du 65ème Régiment d'Inianterie et le 505ème Régiment de Chars de Combat.
- Vannes est par ailleurs siège d'une subdivision (où se trouve actuellement le DMD).

De 1946 à 1963 :

- Retour des Artilleurs avec le 10ème RA (dissous en 1962), et des Fantassins avec les 32ème et 71ème Régiments d'Infanterie.
- En 1946. est également créé le "Camp Léger de MEUCON" qui abrite une Ecole de Cadres.
Celle-ci laissera sa place en 1947 à la 1"° Demi-Brigade Coloniale de Commandos Parachutistes (lère DBCCP). véritable creuset des bataillons Paras Colos à destination de l’INDOCHINE.
C'est là que prend naissance la vocation coloniale de la garnison de VANNES.
- En 1954, la 1ère DBCCP est transférée à BAYONNE.
- L'année suivante arrive le 5ème Régiment de Cuirassiers, qui sera lui-même transféré en Allemagne, en 1962.

1963:

- C'est l'année de consécration de la vocation coloniale de VANNES avec :

    - la recréation du 3ème RIMA (précédemment éclaté entre la Tunisie, le Maroc et l'Algérie, durant la période des événements d'Afrique du Nord )
    - l'installation du RICM, à son retour d'Algérie.

Depuis 1996,
    Date de transfert du RICM à Poitiers, le 3ème MIMa est le seul régiment à tenir garnison à VANNES.
    Fière de ses anciens régiments, Vannes les a honorés en donnant leurs noms à plusieurs rues de la ville : rues des 10ème,28ème et 35èmeRA, des 65ème et 116ème RI, des 5ème RC et 505ème RCC, la rue des Paras de la 1ère demi BCCP.

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La  CASERNE
Colonel Pierre BOURGOIN
1907- 1970

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    Né le 04 décembre 1907 à CHERCHELL en ALGERIE, le colonel Pierre BOURGOIN effectue son service militaire en 1928 au 3ème Régiment de Tirailleurs Algériens où il est nommé sous-lieutenant de réserve. Promu lieutenant en 1938, il rejoint les Forces Françaises Libres en juin 1940 où il est affecté au Bataillon de Marche n°2 pour prendre le commandement du groupe Franc.

    Capitaine en décembre 1941, il s'engage comme volontaire à LONDRES aux Forces Françaises Libres. Mis à la disposition du Général Commandant les Forces Aériennes Françaises Libres, il est détaché aux services secrets britanniques, puis muté au 4ème Bataillon d’Infanterie de  l’air.

    Il participe à la Campagne de SYRIE où il est blessé une première fois et à celle de TRIPOLITAINE.

    Avec la 1^ Brigade, il combat en LYBIE et en TUNISIE où, le 23 février 1943 il est très grièvement blessé. Pris à partie par l’aviation et l’artillerie ennemies au retour d'une mission de reconnaissance, il a le bras droit arraché, le bras gauche fracturé et la cuisse droite ouverte. Portant 37 traces de blessures, il se dissimule pendant 6 heures pour échapper à l'ennemi.

    Amputé du bras droit, il prend néanmoins le commandement du 2eme Régiment de Chasseurs Parachutistes en mai 1943. Il est nommé commandant en Juin 1943.

    Parachuté à la tête de son régiment sur les landes bretonnes en juin 1944, il rassemble autour de lui plus de 10 000 résistants et pendant deux mois, anime les Forces de  l’intérieur. Il prend une grande part dans le succès de l’offensive alliée et est à l’origine de la libération de départements bretons.

    En août 1944, il reçoit la mission de couvrir, avec son régiment, le flanc droit de l’ armée américaine dans sa marche à l’Est et en septembre, à la tête des troupes, il attaque une colonne allemande de 18 000 hommes qui remontait du sud ouest. A SAINT PIERRE LE MOUTIER, il capture 3 000 allemands et s'empare d'armement et de matériels en nombre considérable. Il participe ainsi à la reddition finale des troupes ennemies.

Promu lieutenant-colonel en novembre 1944, il est nommé colonel de réserve en septembre 1950. Blessé quatre fois, il est grand officier de la Légion d'Honneur, décoré de la croix de la Libération, de la rosette de la résistance et titulaire de la Croix de Guerre 39-45 avec 9 palmes et 2 étoiles d7 argent.

Décédé en 1970, il est enterré au cimetière de PLUMELEC.

UN MONUMENT A ETE ERIGE A SA MEMOIRE ET INAUGURE LE 03 DECEMBRE 1992 DANS LA CASERNE QUI PORTE SON NOM SUR LE CAMP MILITAIRE DE MEUCON.


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LA  DEMI-BRIGADE  COLONIALE

DE  COMMANDOS  PARACHUTISTES

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La stèle des Unités de la 1/2 Brigade Coloniale des Commandos Parachutistes au camp de Meucon


HISTORIQUE


    LA DEMI-BRIGADE COLONIALE  DE COMMANDOS PARACHUTISTES a été créée le 1er octobre 1947.

    Placée sous les ordres du Colonel MASSU, elle installe son siège administratif à VANNES. au quartier Delestraint aujourd'hui occupé par le 3eme RIMA, et ouvre une école de saut en parachute au camp de MEUCON.
   
    Transformée le 1er janvier 1948 en demi-brigade coloniale de commandos parachutistes, la formation s'étoffera très rapidement.


    Jusqu'à la fm de la guerre d'Indochine. la Bretagne sera le fief des parachutistes coloniaux.

    De 1948 à 1954, quatorze bataillons de paras colos destinés pour l'essentiel à servir en Extrême-Orient, y seront mis sur pied, brevetés pour, et préparés au combat.

    Plus de 3 600 officiers, sous-officiers et parachutistes feront le sacrifice de leur vie en Indochine, sous la bannière des Paras Colos.

    A l'issue de la campagne indochinoise, les parachutistes coloniaux quittent la terre bretonne pour le sud-ouest où naîtra à Bayonne la Brigade des Parachutistes Coloniaux.
 46 années déjà depuis leur départ : le souvenir des Paras Colos reste gravé dans les cœurs bretons ; dont tant de proches ont servi et sont morts au service de la France.
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UN CERTAIN 2 SEPTEMBRE

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C'est une décision de Novembre 2004 , à l’échelon de la Présidence de la République qui décréta d'honorer solennellement le soixantième anniversaire de la fin des hostilités dans le Pacifique.

Deux cérémonies furent programmées pour le 2 Septembre 2005 :                 .

- l'une à FREJUS

- l'autre à PARIS, à l'Arc de Triomphe.

Les délais de mise en place paraissaient alors devoir être suffisants.

A FREJUS, le souvenir des derniers engagements ayant opposé les troupes françaises aux Nippons devai être évoqué ainsi que leur prolongement dans ce qui devint la guerre d'Indochine.

C'est pourquoi, dès le mois de Mai 2005, l'apposition de plusieurs plaques commémoratives concernant ces combats lointains, a été autorisée pour :

-  La Fédération des Réseaux de Résistance en Indochine
-  Le Comité d'Entente des Associations d'Anciens d'Indochine
-  Les Personnels Féminins ayant servis en Indochine
-  Le 2ème RPIMa pour ses anciens des deux BCCP

Le hasard fit qu'à la même époque, le CAMBODGE restituait à la France les corps de 300 militaires, inhumés jusque là à PHNOM PENH. On décida de leur rendre les honneurs ce 2 Septembre avant qu'ils ne reposent dans la Nécropole.

De leur coté, les « Anciens d'Indochine » avaient alerté les Membres de toutes leurs Associations, les incitant à venir nombreux...

En conséquence, au jour dit, leurs drapeaux se pressaient à FREJUS et un flot « d'Anciens » tentait d'approcher de la Nécropole

Stupeur, et grandes difficultés.

A l’origine, ces cérémonies ayant un caractère national, devaient à être présidées par le Ministre des Anciens Combattants s'appuyant sur ses Services du Protocole.
Mais notre Ministre ayant reçu une autre mission, une autorité de substitution fut désignée fin Août.
Malheureusement ces organisateurs, de la dernière heure, ont donné aux arrivants, l'impression de ne pas très bien connaître les composants de la Cérémonie, ni les motivations de ceux qui venaient y participer.

En effet, les consignes d'accès au périmètre officiel furent restrictives, personne ne paraissant savoir qui devait être présent et pourquoi.

Un Ministre, envoyé en remplacement, n'était visiblement pas dans son domaine d'attribution.
Son allocution évoqua de façon terne et peu percutante la fin du second conflit mondial.

Certes, les honneurs furent rendus dignement aux restes des militaires ramenés du Cambodge.

Mais, c'est dans un désordre regrettable que les « Responsables » inaugurant les plaques furent invités à gagner la crypte

Bien entendu, dans cette dernière, se glissèrent des gens qui n'avaient rien à y faire à cet instant et les titulaires eurent quelque mal à se faire reconnaître.

Les plaques commémoratives furent dévoilées, en hâte, sans panégérique puis la cérémonie clôturée rondement, pour permettre aux « parisiens » de rejoindre le TGV de 12 heures 38 à St Raphaël.

Sans fermer le ban et dans une cohue générale.

Et pourtant, il y avait ce 2 Septembre à FREJUS de nombreux participants de qualité.

Ainsi, j'ai aperçu deux ou trois membres des Réseaux de Résistance en Indochine qui avaient fait l'effort d'être présents malgré leur âge.

La Veuve d'un camarade, représentant les anciens PQNCHARDIER était venue de Paris, mais ne pu accéder à la crypte.

Les représentantes du Personnel Féminin d’Indochine étaient dispersées… .ou avaient du repartir.

D'autres, venant de Marseille, et dont les cars furent déroutés, n'accédèrent qu'après la clôture.

Quant au 2"°° BCCP, première unité parachutiste des Troupes Coloniales, leur Amicale  avait réussi à déplacer de toute la France, une trentaine de survivants, octogénaires pour la plupart.

Parmi eux, trois généraux, qui, certes, eurent droit à une chaise, mais qu'aucune  autorité ne vint saluer.

Venu de la REUNION, le drapeau du 2èmc RPIMa et le Commandant en second de l’Unité, n'ont pas été inclus dans la cérémonie et ont été confinés dans la crypte, seulement salués par les autorités comme au coin d'une rue.

Bref, cérémonie  bâclée, confuse, et surtout sans relief.

Seul le soleil avait de la chaleur.

Dommage, nous ne serons plus là pour les éventuelles suivantes.

                            12 Septembre 2005
                            G.R. MARTY


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5ème BPIC  -  2ème BCCP


CEREMONIE de FREJUS - 2 SEPTEMBRE 2005

par  
G.R. MARTY
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Pendant plusieurs mois, le Colonel SANTA ( Bat.TOCE ) et moi-même, étions largement intervenu pour obtenir du Ministère des A.C. l'autorisation d'apposer une Plaque Commémorative à la Nécropole de FREJUS.

A l'origine, seules les plaques d'Associations « Nationales » avaient été autorisées.

Il y a deux  ans, modification de critères. Les Unités, en activité aujourd'hui, étaient seules autorisées à faire poser une plaque à la mémoire de leurs « Anciens » d'Indochine. Ces plaques sont sensées ancrer la tradition.

C'est ce qui venait d'être fait pour les 3° et 8° RPIMa.

Par contre - jusqu'à aujourd'hui - le 6° BCCP ne peut bénéficier d'une plaque – le 6°RPIMa ayant été dissout... !

C'est dans ce cadre, après des démarches assez longues, que nous vous avons demandé de venir assister à l'inauguration  de la plaque du 2°RPIMa honorant ses anciens d'Indochine, à la date qui nous avait été fixée.

Je ne reviendrai pas sur mon appréciation concernant cette cérémonie du 2 Septembre 2005.
J'ai donné mon sentiment par ailleurs.

Sachez seulement que nous étions une trentaine à être présents à FREJUS.

Le 2° RPIMa avait délégué de la REUNION, le Lieutenant -Colonel COURCELLES,
Commandant en Second et le Drapeau de l'Unité.

Je suis encore gêné de la désinvolture des organisateurs  à leur endroit.

Personnellement, je n'ai pas pris suffisamment de précautions pour retenir cet Officier  à notre modeste Repas de Corps. Ses horaires de retour lui imposaient de partir dès la fin de la Cérémonie de FREJUS.

Quant à nous, nous nous sommes retrouvés dans le petit restaurant de FREJUS que nous fréquentions avec Charly BERNARD. Repas modeste certes, mais où les amitiés de près de soixante ans pouvaient s'exprimer.

Nous devons , à ce sujet, un grand coup de chapeau à Jean Pierre   BERNARD, fils de Charly et Ancien Marsouin lui-même, pour son intervention amicale  en notre faveur. Il nous a véhiculé, organisé  le  repas, et nous a assistés pendant 48 heures.
Fraternel, comme son Père.
Toutefois un immense regret, les généraux MOURIER, GAGET, et ZIEGLER comme le Colonel GRINTCHENKO étaient présents. Mais fatigués par la chaleur, ils n'ont pu se joindre au groupe pour ce déjeuner. J'ai la désagréable impression de les avoir entraînés dans un piège, du fait du peu de considération manifesté par les Autorités à leur égard. Je souhaite que leur ressentiment ne soit pas trop vif.

Madame BERTIN s'était jointe à nous, nous faisant un immense plaisir.

Nous avons évoqué bien sûr nos amis disparus ces derniers mois. En particulier Jean Yves SCHOEPFF, Emile DISON et Roland BLOCH dont je rentrais à peine des obsèques en Alsace.

Madame BOUTRIT m'avait avisé du décès récent de son mari.

Nombreuses lettres de ceux qui n'avaient pu se joindre à nous :

- Colonels FOULQUIER, EHLINGER, WERNER, CHOMETTE, ALLAIRE qui connaissent
des difficultés de santé,
- Même chose pour  " BRITES,  BORDE,  BOUILLET (accidenté en dernière minute) ,FRASSY,
GIE,  GUELLEC,
- Le Lieutenant SICHE, empêché, a répondu et participé matériellement,
- LEDUC et BURET, retenus
- Le Commandant  MURIEL toujours à WALLIS et FUTUNA.
Le Colonel D. SANTA (du Bat. TOCE) nous accompagnait, charmant camarade.

Comme toujours, nous avons remué  des souvenirs des uns et des autres, notamment de Charly BERNARD,  Edmond BERTIN,  Raymond VILLARS,  disparus depuis peu, mais toujours présents.

Nous nous sommes séparés en fin d'après-midi avec beaucoup de mélancolie, mais  heureux de s'être revus.

A la Vie, A la Mort. Amitiés fraternelles à tous.

                                                                                      G.R.MARTY


Etaient présents  :

P. DECKEUR et Mme, H. ANDRIEU et Mme, M. BENTIVEGNA, M. LAMY, J. ROSIER, et Mme, F. PASTERNACK, R. BOUHELIER, A. LAMBERT, C. RICHARD, F. BIZE et Mme,
C. GIRBE et Mme, Mme BERTIN, J.P. BERNARD, E. JAUNEAU. G.R. MARTY.

Dans la cohue de la cérémonie, nous n'avons pu retrouver R. BOYER et F. LACOTE qui s'étaient annoncés.

Le Président M. DOMARCHI, de Amicale du 2 de Nice, a assisté avec le drapeau de son amicale à la cérémonie. On a regretté qu'ils ne puissent pas participer au repas.

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Saint Michel 2005

A Paris, l'UNP ravive la flamme de l'Arc de Triomphe


        








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Etre Parachutiste
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   C’est surtout un état d’esprit qui a fait que des hommes au début et des femmes ensuite, choisirent cette voie qui demande beaucoup d’efforts, de volonté et de persévérance pour avoir le droit de porter le brevet et le béret para.
    Ce ne sont pas des surhommes mais des personnes normalement constituées qui ont la volonté de franchir le pas et de s’élancer dans le vide, à partir d’un appareil volant.
    Pourquoi l’ont-ils fait ? Parce qu’ils étaient jeunes pour la plupart. Parce qu’ils aimaient le risque, parce qu’ils étaient aussi ardents et qu' ils aimaient l’aventure au sens noble du terme. Mais aussi parce qu’ils admiraient les anciens . Et enfin parce qu’ils étaient fier de devenir parachutiste.
    Ensuite chacun d’eux, dans leur unité respective, se forgèrent des nerfs d’acier et une volonté à toute épreuve dans un corps souple et résistant, capable d’accomplir des choses réputées impossibles pour le commun des mortels.
    C’est tout cela qui a fait <<l’Esprit Para>> qui n’appartient qu’aux paras.  C’est cela qui a fait leur force au travers de toutes les épreuves et a forgé leur moral pour ordonner au physique bien souvent maltraité et défaillant, de continuer encore et encore, pour tenir jusqu’au bout des limites humaines.
    Tout cela fait un héritage de très grande valeur que nous ne devons pas oublier avec l’âge, mais au contraire garder bien au fond de notre mémoire, comme une partie très riche et honorable de notre vie.
    Nous aimerions que nos amis paras isolés s’en souviennent et nous rejoignent pour continuer de parcourir ensemble la piste tracée par nos anciens dans l’honneur et la fidélité à notre patrie la France.

Marcel BENOIT
Président de l’Amicale Parachutiste et
section UNP de Dunkerque et de la
Flandre Maritime

 
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Dans le nord aussi les anciens paras bougent.

Ils éditent un  bulletin trimestriel .
Vous êtes  paras isolés, interessés par les activités des paras du Nord, alors rejoignez les et . . . .
Lisez leur bulletin " Être et Durer "
Pour les contacter  par téléphone : 03 28 27 23 70 et 03 28 58 99 45
et par messagerie : <dominiquepruvot@wanadoo.fr>
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    Informations :


 Un général français, ancien commandant en Côte d'Ivoire, suspendu dans ses fonctions
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PARIS (AFP) - La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie a, dans une décision très inhabituelle, suspendu le général Henri Poncet, ancien commandant de l'opération "Licorne" en Côte d'Ivoire, soupçonné d'avoir couvert le décès d'un Ivoirien, appréhendé par des soldats français.


Le général Poncet, qui commande actuellement la région "Terre Sud Ouest", et est basé à Bordeaux, est soupçonné d'avoir "couvert le décès d'un Ivoirien appréhendé par des militaires français", le 17 mai dernier, a indiqué lundi soir Jean-François Bureau, porte-parole du ministère français de la Défense.
Cette suspension a été signée lundi soir à 20H00 par Mme Alliot-Marie, conformément à l'article 44 du statut général des militaires "en cas de faute grave commise par un militaire", a-t-il indiqué à la presse.
Sont également suspendus le colonel Eric Burgaud, chef de corps au moment des faits et actuellement au 13ème bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Chambéry ainsi que le sous-officier, qui faisaient alors partie du dispositif Licorne.
Les suspensions ont été prononcées pour "manquements graves à la loi, aux règlements militaires et aux ordres", a précisé M. Bureau.

Cet Ivoirien "avait commis à plusieurs reprises des crimes sur les populations civiles", a-t-il ajouté.
Aucune précision n'a pu être donné sur la réalité des faits, mais le ministère indique "qu'il est en particulier établi qu'il n'a pas été rendu compte à l'époque des faits aujourd'hui mis au jour" sur ce décès.
Dans un communiqué en date du 17 mai, le ministère avait relaté la mort "d'un dénommé +Mahé+ connu comme étant le chef d'une bande de coupeurs de route recherché pour de nombreuses exactions perpétrés en avril (au moins 5 morts, 9 blessés et 4 viols").
<>"Poursuivi et se voyant cerné, il a ouvert le feu en direction des éléments de la force Licorne" qui "en état de légitime défense, ont riposté", selon ce même communiqué.
<>"Blessé très grièvement, le suspect a été arrêté" et "est mort des suites de ses blessures pendant son transfert au CHU de Man" (ouest de la Côte d'Ivoire), ajoutait ce communiqué.
<>"L'affaire a éclaté lorsque le chef d'état-major de l'armée de terre Bernard Thorette a reçu le 11 octobre dans l'après-midi un appel d'un officier supérieur lui indiquant que les circonstances de la mort de cet Ivoirien était tout autre, a révélé lundi soir à l'AFP un militaire qui a requis l'anonymat.
<>"Cela a conduit le chef d'état-major des armées Henri Bentégeat à déclencher immédiatement une enquête", a-t-il poursuivi.
"Ce qu'on sait des faits, s'ils sont avérés, est particulièrement intolérable pour un chef militaire", a-t-il ajouté sans plus de précision.
Le général Poncet était en Côte d'Ivoire depuis 11 mois au moment des faits et venait d'être promu général de corps d'armée (quatre étoiles).
M'"' Alliot-Marie a affirmé hier que « les faits étaient suffisamment importants » pour qu'elle ait pris cette décisionn.  « Il en va de l'image de nos armées », a-t-elle expliqué.

A l'origine de cette procédure, le ministère de la Défense a fait parvenir à la justice une dénonciation en ces termes : « Un détachement de la force Licorne aurait blessé un civil ivoirien en réplique à un tir de sa part, puis aurait concouru à sa mort, soit en ne lui portant pas assistance, soit par une action plus directe ».

Le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a pris une décision sans précédent en suspendant le général de corps d'armée Henri Poncet, soupçonné d'avoir « couvert » le meurtre présumé d'un Ivoirien, lorsqu'il commandait l'opération« Licorne » en Côte d'Ivoire en mai dernier.
Aux termes de l'article 44 du statut général militaire, revu et corrigé cette année, « la situation du militaire suspendu doit être définitivement réglée dans un délai de quatre mois à compter du jour où la décision de suspension a pris effet. » Si à l'expirarion de ce délai, aucune sanction n'a été décidée, l'article précise que « l'intéressé est rétabli dans un emploi de son grade, sauf s'il est l'objet de poursuites pénales »

Le général de corps d'armée Henri Poncet est un grand spécialiste de l'Afrique et , un « militaire de grande valeur ».selon le ministère .

Né le 4 octobre 1949 à Oran, ancien élève de Saint-Cyr, de l'école supérieure de guerre et docteur en économie, il a débuté sa carrière dans les parachutistes d'infanterie de marine.
Engagé à plusieurs reprises en opérations au Liban et sur de nombreux théâtres africains, il a également été affecté pour de longues durées au Tchad, à la Réunion et à Djibouti. En 1955, il rejoint le cabinet du ministre de la défense, comme chargé de l'Afrique, jusqu'en octobre 1999.
Il prend alors le commandement de la brigade multinationale nord à Mitronica au Kosovo. Nommé patron du commandement des opérations spéciale en février 2001, il prend le commandement de l'opération Licorne en mai 2004.
Uu an plus tard, il est promu général de corps d'armée.
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Le courrier des paras :

De RB

 Date : 10/21/05 22:27:33
A : ………………………..
Sujet : un article courageux et lucide de Frédéric Pons
 
Valeurs Actuelles n° 3595 paru le 21 Octobre 2005

Monde


L’honneur d’un général.

Trois militaires français sont suspendus pour une “faute grave”. MAM a eu la main très lourde. Trop. On parle de règlement de compte.
C’est un dossier difficile. S’y mêlent le code pénal et l’éthique du soldat, les ordres donnés et leur traduction sur le terrain, la responsabilité individuelle et la fraternité des armes, la fatigue des soldats, la solitude de leurs chefs. Mais aussi l’honneur du commandement qui impose d’assumer ses actes et ceux de ses subordonnés. Le ministre de la Défense a suspendu de leurs fonctions, ce 17 octobre, trois militaires de carrière, dans le cadre d’une enquête ouverte sur le décès d’un Ivoirien, le 13 mai, lors d’un accrochage dans l’ouest de la Côte-d’Ivoire : Henri Poncet, général de corps d’armée (4 étoiles), ancien patron de l’opération Licorne en Côte-d’Ivoire (mai 2004-mai 2005), actuel commandant de la région Terre Sud-Ouest à Bordeaux ; le colonel Éric Burgaud, chef de corps du 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry ; un sous-officier chef de section, dont l’identité n’a pas été révélée.
Le procureur du tribunal aux armées de Paris a même ouvert une information judiciaire contre X pour “homicide volontaire”. Les décisions sont sèches, annoncées à grand renfort de publicité. Trop sans doute. « Il fallait jouer la transparence pour éviter toute exploitation ultérieure », dit-on dans l’entourage du ministre. Mais à quel prix, pour les militaires incriminés, leur famille et l’armée française en général ! Le mal est fait. En Abidjan et ailleurs, les forces hostiles à la France exploitent déjà ce dossier complexe.
Dans une lettre interne diffusée à ses subordonnés ce mardi, le général Bernard Thorette, le chef d’état-major de l’armée de terre, précise que des « faits graves » ont été portés à sa connaissance la semaine dernière et l’ont conduit à saisir la justice : « Des manquements graves à la loi, aux règlements et aux valeurs militaires. »

“Il en va de l’image de nos armées”.

La Défense a aussitôt appliqué l’article 44 du statut général des militaires. Suspendus, ils demeurent en position d’activité, avec leur solde, au moins pendant quatre mois. « La suspension n’est pas une sanction », insiste l’état-major. Pour les proches et les amis, la différence est minime. « Il en va de l’image de nos armées », répliquait Michèle Alliot-Marie le 18 octobre. La colère gronde dans les forces. « Quand on voit qu’on tolère les conneries de la SNCM… »
Le parallèle fait entre l’action des militaires venus rétablir la paix et la mort de la victime, un certain Mahé, auteur de meurtres et de viols, est choquant. Mahé était un de ces barbares qui empêchent le retour à la paix et ruinent leur pays. Sa disparition fut un soulagement pour toute la population soumise à sa loi brutale. Nos soldats l’ont affronté au péril de leur vie.
Comment est-il mort ? Des suites naturelles de ses blessures ou abandonné sans soin, voire achevé ? L’enquête devra le déterminer. Tout pousse à croire que les militaires français ont bien respecté sinon la lettre au moins l’esprit de leur mission. Le 13e BCA est une unité aguerrie. Ses cadres se recrutent parmi les meilleurs de chaque promotion. Éric Burgaud, leur chef, a le culte de l’excellence, pour lui et ses hommes.
Comme Henri Poncet, beaucoup plus apprécié de ses subordonnés que de ses supérieurs. Formé dans les parachutistes des troupes de marine, familier des complexités africaines et des missions les plus tordues, Poncet commanda le 3e régiment parachutiste de Carcassonne, puis le Cos (commandement des opérations spéciales). Il ne s’y est pas fait que des amis. Le Cos suscite admiration, envie et parfois antipathie. À sa tête, Poncet a agacé quelques-uns de ses pairs – « Trop secret, trop manœuvrier » – probablement ceux qui multiplient les notes de service pour éviter d’avoir à prendre les décisions délicates, les “betteraviers” dans le jargon.
En le désignant pour l’opération Licorne en mai 2004, l’état-major et l’Élysée reconnurent son talent (récompensé cet été par une quatrième étoile). Ce fut l’une des plus éprouvantes missions de sa carrière.
Il en revint épuisé. En mai, à la veille de quitter Licorne, six mois après les terribles événements de Bouaké et d’Abidjan, Poncet m’avait reçu à son PC de Port Bouet : « À force de tergiverser, on laisse pourrir et on est là pour dix ans, m’avait-il dit. Si on décidait d’agir, on réglerait assez vite la situation. » C’est peut-être ce qu’ont fait ses soldats dans la brousse de l’Ouest ivoirien.
L’état-major des armées a lancé une enquête de commandement, sur la foi du mouchardage, tardif, d’un militaire rongé par le remords. « Les comptes rendus sur les circonstances de la mort de Mahé sont inexacts, disent des officiers proches du dossier. C’est contraire aux ordres, à la loi, à l’éthique. » La hiérarchie (Burgaud, puis Poncet) aurait eu le tort de couvrir ce faux. Chez les parachutistes ou les chasseurs alpins, corps d’élite de nos forces d’intervention, on assume. Une chose est sûre : dans l’armée, à la différence de la politique, on peut être responsable et coupable.
Frédéric Pons
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Nos aviateurs aussi ont des coeurs de chevaliers !
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Michel LOURDAIS                                               C  O  P  I  E
39240 - SAVIGNA

Tel : 03 84 35 70 31
Mlourdais@aol.com

Le : 19 Octobre 2005             

  Bonjour Jean,

L'an dernier je t'ai écrit au sujet des retrouvailles entre Paras de la CPIMa et moi même pilote d' AD4 au Tchad. Cela m'a permis de découvrir qu'au cours de l'opération de Moyounga les ordres avaient changés entre le briefing et l'arrivée sur l' OP. Nous tirions sur les rebelles et en même temps sur nos troupes….Pas triste !

Or j'ai également retrouvé, fin Juin 2002 à Castres, le S/Lt Koszela qui avait fait l'EVASAN
de nuit après l'embuscade de Bedo et nous nous sommes revus cette année pour le salon du Bourget. Il m'a demandé de retrouver un Légionnaire qui avait été blessé à la tête lors d'une OP à Zouar et qu'il avait évacué avec son Alouette. Comme par hasard c'est à la Miss qui l'accompagnait que j'avais prêté mon MAC 50 pour convoyer en ambulance les blessés de Bedo…

J'ai contacté la Légion par l'intermédiaire de leur revue "Képi Blanc". En réponse j'ai eu un mot du général Wabinski qui avait, là bas, le grade de capitaine. Au cours d'une bonne discussion téléphonique il m'a enlevé un poids que j'avais sur la conscience depuis pas mal d'années.

En effet le 26 Novembre 1970 au cours de l'opération "Picardie I" avec la Légion dans la région de Fada, alors que nous tirions au canon puis aux roquettes au fond des gorges, j'ai eu de graves ennuis moteurs.

Je me suis débrouillé en suivant les procédures  de secours et aidé par mon leader, j'ai ramené l'avion et cela m'a valu 10 points positifs. C'est beau surtout lorsque l'on revient de loin.!  (voir la page 31 du BSV, bulletin de sécurité des vols, N° 103 de Mars 1971 )

Mais voilà au cours de cette opération deux légionnaires sont mort et, le temps passant, j'étais persuadé que c'était à cause de moi et de mes ennuis moteur, que je n'avais pas pu couvrir ses copains chargés de les récupérer blessés car bien sûr le leader, le capitaine Drapper, avait du également quitter le théâtre d'opérations pour me seconder.

Pour le trentième anniversaire de cette OP j'avais l'intention d'écrire à "Képi Blanc" mais par manque de temps ou par paresse…je n'ai rien fait et bien m'en a pris. Merci mon général d'avoir remis les choses au point tant d'années après en me faisant savoir que ces deux Légionnaires avaient été tués directement par les rebelles.

Cela prouve une fois de plus qu'il est parfois bon de retrouver des anciens combattants avec lesquels nous avons participé au mêmes opérations.

Je te renouvelle toutes mes amitiés.

                                                                                                                                                                                                                        Michel LOURDAIS



Michel devant son AD4

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BULLETIN DE SÉCURITÉ DES VOLS


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De Dunkerque.


Communiqué :

LAmicale Parachutiste et la Section 590 UNP  de Dunkerque et de la Flandre Maritime
ses membres, sympathisants et amis(es) parachutistes apportent leur soutient au Général Henri PONCET, au Colonel BURGAUD et au S/Officier qui sont mis "en cause" et suspendus pour un "fait divers" qui à lieu dans une région du monde ou tous les jours l'honneur et la vie de nos soldats, hommes et femmes, sont constamment bafoués. Il est regrettable que le Ministre de la défense, Mme ALLIOT-MARIE, femme sensiblement "proche" de nos soldats ait une attitude pour le moins équivoque sur cette "affaire". Elle aurait du ouvrir "ailleurs" le parapluie de la politique politicienne qu'au-dessus de sa tête.
Pourquoi n'a t'on pas trouvé les assassins et les commanditaires de nos soldats massacrés à BOUAKE en 2004 ?
Il est plus facile de donner des médailles sur des cercueils que de comprendre les sentiments des hommes et des femmes qui risquent tous les jours leurs santés, moral et physique, et leurs vie dans des endroits difficile et dangereux de notre planète. Nos soldats et nos représentants de la France sont devenu la "risée" de nos allies,  ces derniers se tiennent les côtes en rigolant sur cette "affaire". Et cela donne, encore une fois ! ,  "de l'eau au moulin" aux opposants de notre présence militaire, économique et culturel dans le monde, tant qu'en France qu'à l'étranger. L'Ingratitude est encore présente et est encore cultivée dans l'histoire des militaires de toutes armes de notre Nation. Nous souhaitons de tout coeur la réhabilitation complète et sans équivoque de nos soldats et officiers supérieurs incriminés et suspendus et nous témoignons notre  fidèlité auprès d'eux, de leurs familles et de leurs amis(es).
Dominique PRUVOT Secrétaire de l'Amicale Parachutiste et section U.N.P. de Dunkerque
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De : ………………..
    Objet :     Gazette de vacances
    Date :     14 septembre 2005 19:10:38 HAEC
    À :       rosier.jean@wanadoo.fr

Bravo ! Avec celle qui a précédé c'est une des meilleures  sur l'histoire des "vieux" paras.
 Amitiés.
Signé : un "jeune" para  né en 1930, de la prépa et du 1er RCP, et qui garde  en son cœur, les exploits valorisants  de  ses aînés.
F D.
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De : ………………..
    Objet :     MERCI
    Date :     15 septembre 2005 02:48:41 HAEC
    À :       rosier.jean@wanadoo.fr

Cher Jean ,
 
C' est toujours avec impatience que j' attends la sortie de la Gazette des Anciens.
 Permettez- moi de vous féliciter , je dirais une fois de plus pour votre reportage hélas si criant de "vérités actuelles" et pour LA LETTRE expédiée à M.A.M , de tout coeur avec Vous .
 J' ai aussi apprécié au combien la prose de Pierre Leulliette...
 Avec mes Cordiaux  Respects.
 Un ancien du  1er RPIMA et 6 ème CPIMA  .puis 1er RCP .BP  285 311. en 1969.
 P.B.
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Message livre d’or

Toujours de retour sur le site , régulièrement même joie et émotion pour vous et notre histoire para . La gazette très riche et celle de sept-oct bien envoyée !!!
Cordialement et Respects mon Ancien .
PB
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Message livre d’or

De : Godinne Patrick (godinnep@msn.com)
IP = 81.243.105.55
Ville = Lodelinsart

Bonjour Monsieur Rosier,
C''est toujours avec plaisir que je vous lis pousser vos coups de g...e !!!
Ce site est EXEMPLAIRE (n'ayons pas peur des mots) !!!
Patrick
G.P.
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De : ………………..      
    Objet :     Lettre à Mam
    Date :     7 septembre 2005 11:05:33 HAEC
    À :       rosier.jean@wanadoo.fr

Bravo et merci à toi Jean, pour la relation de la "mascarade" qui s''est déroulée au Mémorial des Guerres en Indochine en ce début septembre.
Cet endroit sacré est le NOTRE.
Ces morts sont LES NOTRES.
Cette cérémonie était LA NOTRE.
Et il a fallu que des cow-boys parisiens portant ostensiblement pistolet et menottes à la ceinture, accompagnés de chiens rernifleurs nous refoulent comme, ou pire que des immigrés sans papiers.
Honte à eux. Tout cela pour protèger une sous-ministre à laquelle personne ne voulait de mal, la pôvre!
EB

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Extrait courrier reçu :



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Extrait courrier reçu :

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De :       Jean-Philippe.Debout@ach.u-cergy.fr
    Objet :     5E BCCP
    Date :     21 septembre 2005 17:19:31 HAEC
    À :       rosier.jean@wanadoo.fr

Bonjour,
je recherche quelques témoignages (photos, lettres...) concernant mon beau-père Luc SIMON décédé depuis 3 ans et qui était 1ère classe au 5e BCCP en Indochine et qui a fait ses classes à Vannes. J'ai trouvé votre adresse sur le site de l'unpara/gazette je suis moi-même un ancien adjudant-chef ainsi que mon épouse.
Merci de me donner quelques pistes. cordialement

Jean-Philippe Debout
Université de Cergy-Pontoise
Service Recherche & Valorisation
33, Bd du port - 95011 Cergy-Pontoise cedex
Tel : 01 34 25 62 04
courriel : jean-philippe.debout@ach.u-cergy.fr

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Qui a connu l'adjudant MILLION-ROUSSEAU Louis ?
   
De : ………………..
    Objet :     Recherches d'informations sur un Ancien
    Date :     9 octobre 2005 18:00:26 HAEC
    À :       rosier.jean@wanadoo.fr

-------------------------------Je recherche en effet tous témoignages d'Anciens l'ayant connu (apprécié ou non) ; il s'agit de l'adjudant Louis MILLION-ROUSSEAU qui servit à la 1ère 1/2 Brigade coloniale de commandos parachutistes, au 4ème BCCP, au 2ème BPC, au 6ème RPC, au 7ème RPC, au 6ème RPIMa entre octobre 1948 et1961.
Cité en indochine au 21ème RIC, il était médaillé militaire et termina sa carrière au Centre de coordination interarmées d'Alger de décembre 1960 à mars 1961 après avoir servi au Sénégal et au Maroc.Breveté para à MEUCON, il détenAait un brevet d'instructeur de close-combat.
 Comtant de nombreux militaires dans ma famille, passionné d'Histoire, la grande mais aussi la petite, je recheche toutes informations me permettant de contribuer au devoir de mémoire familial et d'éviter que ne sombre dans l'oubli ceux qui à leur modeste place ont oeuvré pour que vive la France.
Sans doute connaissez vous des anciens du 4ème BCCP qui pourraient me faire part de leurs souvenirs sur lui.
 D'avance je vous en remercie.
 Hauts les coeurs et vive les Paras !
 
Chasseur BEDIEZ, adjudant-chef à 'EMF1 de Besançon.

Réponses directes ou a la gazette

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De :     ....................................

    Objet :     prise de contact après lecture intégral de votre site
    Date :     28 octobre 2005 00:07:58 HAEC
    À :       rosier.jean@wanadoo.fr


Cher camarade parachutiste
                                .....................Je me suis permis d'en tirer une photographie du regretté Claude COCHET que je comptais au nombre de mes amis.
En effet j'ai  eu l'occasion d'effectuer plusieurs stages de saut à l'école des Paras d'Israel en sa compagnie, à l'époque ou il asssistait le Lt Colonel LEMAITRE alias FRANCOIS (un ancien SAS) que vous avez dû connaître également.  
Bien que membre de L'UNP, j'ignorais  l'existence de ce site jusqu'à ce jour.
Encore merci et avec tous mes respects à l'Ancien RESISTANT  et à l'ancien PARA que vous êtes.

Jean-Pierre   CHOURAQUI  (fils d'un ancien combattant de la 2° guerre mondiale , décédé des suites de cette guerre)

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Promotion Adjudant-chef Henri-Georges SIMON de Saint Maixent


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On nous  informe que :
 
Le 22 décembre 2005, à St Maixent va avoir lieu la remise des galons  de la 231° Promotion  " A / C  Henri Georges SIMON "

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En Auvergne, les paras sont également très actifs

ils vous invitent à visiter leur site :

<http://monsite.wanadoo.fr/anciensparasauvergne>


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Loulou Martin nous a quitté





Le commandant Louis Martin, plus connu sous l'appellation  « Loulou » Martin est décédé à l'hôpital de Cimiez, à Nice, à lâge de 81 ans.


Retiré à Nice depuis quelques années, le chefLoulou Martin avait été éievé, le 14 juillet dernier, à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.
Promu commandeur à 34 ans et avait dû attendre presque 50 ans pour devenir grand officier malgré ses 14 citations dont 8 à l'ordre de l'armée et cinq blessures.

Né en 1924 à Guingamp (Côtes-d'Armor), il reçoit sa première citation à 20 ans comme sergent, chef de section dans un maquis en Bretagne.
cigne. En 1945, il entre à Saint-Cyr puis rejoint la Légion Etrangère et s'y couvre de gloire à la 13e DBLE et au 1er BEP (Bataillon étranger de parachutistes).  Parachuté à Dien Bien Phu le 21 novembre 1953, il est cité trois fois et blessé quatre fois. Le 22 mars 1954 lors d'une ouverture de route vers la position « Gabrielle », il met deux compagnies ennemies hors d'état de nuire. Le 13 avril, à la tête de sa compagnie, il reprend « Eliane l » et le 16 avril, il dégage « Huguette ». Le 16 avril 1954, il tombera aux mains des Viets et ne sera libéré que quatre mois plus tard.

Du 31 octobre au 26 décembre 1956, au sein du 1er REP, il participe à l'expédition franco-britannique de Suez dans le cadre de la force Alpha.

Il se couvre encore de gloire en participant aux combats d'Algérie.
Il obtient sept citations dont quatre à l'ordre de Farmée.
Il quitte le service actif en 1963 officiellement pour raisons de santé, mais après avoir pris part au putsch militaire contre le générai de Gaulie, à Alger, en avril 1961.
Après cette carrière hors normes, « Loulou » Martin a essentiellement travaillé à l'étranger. Conseiller militaire en Arabie Saoudite de 1964 à 1968, fondé de pouvoir de plusieurs sociétés en Afrique noire, il était devenu l'inamovible chef de la sécurité du président gabonais Omar Bongo, de 1970 à 1988, avant de devenir son conseiller spécial pour la sécurité jusqu'en 1999.

Le 22 septembre 2005
, à Nice, un hommage particulier lui fut rendu par ses amis légionnaires et parachutistes en l'église du Voeu à Nice en présence d'une foule recueillie.

Le général Bruno Dary, commandant de la Légion étrangère, et le colonel Patrice Paulet, chef de corps du 2ème REP de Caivi, s'étaient personnellement déplacés pour participer à cet hommage et  un détachement du 1er Régiment étranger d'Aubagne a rendu les honneurs militaires à ce héros de Dien-Bien-Phu.
C'est assisté de l'abbé Giordan, recteur de la basilique, que le père Blaise Rebotier, aumônier du 2ème REP a prononcé l'homélie dans laquelle il a évoqué « la bravoure exceptionnelle d'un très grand soldat épris de liberté ».
C'est son ami, le commandant Roger Faulques, une autre figure légendaire de la Légion qui a prononca l'éloge l'éloge funèbre devant un partère de personnalités.



    

Des obsèques de Légionnaire comme seule la Légion sait les organiser
 




 
Ces obsèques ont été l'occasion de retrouvailles des anciens : Le Cdt. Roger Faulques et Jean Rosier  remémorent les souvenirs
40 ans après.
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Un autre dimanche

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......... c' était aussi un Dimanche.............. le 23 octobre 1983 : " DRAKKAR "


            Retrouvons  nous  " POUR LE DEVOIR DE MEMOIRE  "   sur les sites  :  " DRAKKAR  23 octobre 1983 " ....

                                            .........   et pricipalement sur  <www.drakkar-1983.org>   de Stemp Maximilian
                                                                                   et   <www.campidron.com>      de Jean-Luc Hemar

         A TOUS mes correspondants respectueuses salutations , meilleur souvenir et / ou amicalement  !


                                                                                                                                                                                                                                              Charles Jonca
                                                                                                                                                                                    64140  Billère .

PS : une cérémonie a lieu en ce moment à l' Ambassade de France à Beyrouth - " notre "  Résidence des Pins , au LIBAN ... " sauf évolution défavorable de la situation sécuritaire " - ref : la PJ !  ...
         .................. l' " HISTOIRE " est un éternel recommencement !  ........ au nom de " la real politik " !



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 Nos chants :

                                                                                     Contre les viets
                                                                                ___

Contre les viets, contre l'ennemi
Partout où le combat fait signe

Soldats de France, soldats du pays

Nous remonterons vers les lignes


Ô légionnaires, le combat qui commence
Met dans nos âmes, enthousiasme et vaillance
Peuvent pleuvoir, grenades et gravats    |(bis)
Notre victoire, en aura plus d'éclat      |

Malgré les balles, malgré les obus
Sous les rafales et sous les bombes
Nous avançons, vers un même but
Dédaignant l'appel de la tombe

Et si la mort nous frappe en chemin
Si nos doigts sanglants se crispent au sol
Un dernier geste, adieu et demain
Nous souhaiterons faire école
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Un livre qui va ravir tous les Anciens qui se souviennent de la grande dame qu'était "Youyou" FOURCADE dite "La Douleur"
C'est Françoise Jung, journaliste de FR3 , qui a écrit sa bibliographie.
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Cet ouvrage a été édité par
la Société des Ecrivains
147-149, rue Saint-Honoré 75001 - Paris
Tél : 01 39 08 05 38 - Fax: 01 39 75 60 11
www.societedesecrivains.com
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Le silence, a dit quelqu'un, est une vertu qui nous rend agréables à nos semblables. 


Samuel  Butler
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