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  Gazette des Anciens     Septembre - Octobre 2004

Cette Gazette est ouverte à tous les Anciens dans le cadre du site

24 - 25 Août 1944

PARIS - INSURGÉ - LUTTE POUR SA LIBÉRATION . . . . .

 

" TENEZ BON NOUS ARRIVONS "

 

La Division Leclerc fonce sur PARIS . . .

Libération de Paris : la ruée de la Division Leclerc
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La division Leclerc, rattachée à la IIIème armée de Patton, débarque le 1er août 1944, à Utah Beach. Elle est aussitôt engagée dans la bataille destinée à encercler l'armée allemande dans la poche de Falaise (Calvados), avec comme objectif l'entrée dans Paris.
Dans l'Orne, la division s'empare d'Alençon, puis d'Ecouché et participe le 19 août à la fermeture de la poche. Toutefois, pour le général Leclerc, la campagne de Normandie s'éternise et, dès le 15 août, inquiet et impatient, il rappelle à l'état-major américain que sa division entend avoir l'honneur de marcher sur Paris. Car pendant ce temps et dans les jours qui suivent l'armée américaine se rapproche de la capitale.
Le 21, en violation des ordres donnés, le général Leclerc couvert par de Gaulle mais sans l'autorisation d'Eisenhower, commandant en chef des troupes alliées, envoie une reconnaissance légère vers la capitale. Il ordonne à un détachement commandé par le colonel de Guillebon de foncer vers Rambouillet (21 août) : Cette avant-garde ne devra entrer dans Paris - où l'insurrection populaire est en marche - que si l'ennemi s'en retire.
Mais le même jour, de Gaulle annonce à Eisenhower qu'il a pris deux décisions : il autorise Leclerc à marcher sur Paris et il a nommé Knig gouverneur militaire de la capitale.
Tout en étant rappelé à l'ordre pour son indiscipline Leclerc reçoit, le 22 au soir, les instructions d'Eisenhower : <<faire immédiatement mouvement sur Paris déjà insurgé.>>
Le 23 au matin, la 2ème DB s'ébranle de la région d'Argentan (Orne) pour Chartres et Rambouillet, où Leclerc rédige l'ordre de reconquérir Paris.
Dans la journée De Gaulle rejoint Rambouillet, et fixe avec Leclerc les grandes lignes des opérations qui seront engagées dès l'aube du 24 août.
Le 24, sous une pluie battante, Leclerc lance ses troupes à l'assaut de la banlieue et culbute les défenses sud de Paris dans de violents combats. La division avance toute la journée en combattant.
Les troupes allemandes avaient commencé à évacuer Paris, mais ils tiennent encore solidement de nombreuses positions et les accrochages sont sanglants.
Le groupement Billotte arrive à la Croix de Berny .
Dans la soirée du 24, à la Croix de Berny, Leclerc ordonne au capitaine Dronne de "foncer immédiatement au coeur de Paris". Le détachement (trois chars, une quinzaine de véhicules) fonce en véritable furia et réussit à traverser les lignes allemandes en empruntant le dédale des rues de la banlieue parisienne. Il entre dans la capitale par la porte d'Italie, avec en tête de cette colonne blindée, le " Romilly " qui sera le premier char Sherman à entrer dans la ville. Il est commandé par l'adjudant CARON qui sera tué au combat le lendemain.
Dronne arrive à la tête de ses blindés devant l'Hôtel de Ville à 20h45, dans un enthousiasme indescriptible de la population.
Puis c'est le groupement Langlade qui arrive de son côté au pont de Sèvres à 21h30
A 23 heures, les batteries allemandes de Longchamps tirent sur le 15ème arrondissement.
Alors que Dronne reste en poste devant l'Hôtel de Ville, Leclerc s'est installé dans des carrières à la Croix de Berny, à proximité de la route. Les groupements Billote et Dio sont étalés entre Bourg la Reine et Fresnes, le colonel de Langlade a stationné son unité au pont de Sèvres et ses abords. Pour la journée du 25 août, il s'agira d'entrer par tous les moyens dans Paris en négligeant les grands axes. Le groupement Billotte se dirigera vers la préfecture de Police, sur l'itinéraire du capitaine Dronne.

Deux sous groupements de Dio passeront un peu plus à l'est. Le premier détachement, aux ordres du colonel Rouvillois, se portera au Quai d'Orsay par la Gare Montparnasse, les Invalides et la chambre des députés. Le colonel Noiret commandant le second empruntera les boulevards jusqu'à la Seine pour en tenir les ponts. Le groupement Langlade, enfin, marchera vers l'Etoile et la Place de la Concorde.
A 7h 15 ce 25 août 1944, les colonnes s'ébranlent. Après une progression rapide, les premiers éléments blindés entrent dans la capitale vers 09h 00. Des accrochages se produisent au ministère des affaires étrangères et au palais Bourbon. Une section de chars y force une barricade isolant la place des invalides. A l'angle de l'Esplanade des Invalides et de de la rue de l'Université, la résistance allemande y est encore plus virulente. Le ministère prend feu, un Sherman est détruit.  Le détachement du colonel Noiret a plus de chance, sa progression n'est ralentie que par des réactions sporadiques. Le principal nid de resistance est à l'Ecole militaire ou 250 combattants sont encore retranchés. La porte de l'édifice est défoncée par un char, les troupes à pied renforcés par des FFI entreprennent le nettoyage des lieux, qui ne sera effectif qu'après une heure et demie de combats , souvant jusqu'au corps à corps. Les quelques 200 survivants échapperont de justesse à la foule et au lynchage et ne devront leur salut qu'à la protection des hommes de Leclerc.
A midi le drapeau français flotte sur la tour Eiffel et au début de l'après midi sous l'Arc de Triomphe.
Le groupement de Langlade est parti en retard à la suite de problème d'approvisionnement et après avoir, dans la nuit, repoussé une attaque Allemande, l'ennemi laissant sur place 40 morts et 20 blessés. De petits détachement nettoient Puteaux et Boulogne Billancourt, où une colonne de 25 camions est totalement détruite alors qu'elle prenait la fuite. 
Le colonel Billotte conduit son groupement dans Paris sans incident majeur. Il est à la préfecture dès 8h30. On lui explique que le général Von Choltitz semble disposé à se rendre et qu'il est nécessaire de prendre contact avec lui très rapidement.
C'est ainsi que le colonel Billotte rédige à 14 h00  un document  de demande de reddition, où il s'accorde le grade de « général », lui conférant davantage de valeur . Cette demande est portée au commandant du Gross Paris par le consul Nordling, accompagné du commandant de la Horie.
La délégation est reçue par le Capitaine Fuchs, qui se charge de remettre la missive au lieutenant Von Arnim, aide de camp de Von Choltitz.

Alors que les redditions se poursuivent en de nombreux points de la capitale, le commandant du Gross Paris accepte les exigences Françaises, à condition que l'hôtel Meurice, encore défendu par un demi bataillon de 200 hommes, tombe avec les honneurs, c'est à dire après l'échange de principe de quelques coups de feu. L'assaut de l'édifice est donné à 14h 30 : le sous-groupement Warabiot attaque en trois colonnes, l'une en direction des Tuileries, la seconde vers l'Avenue de l'Opéra tandis que la dernière, positionnée au centre, s'emparera directement de l'hôtel Meurice.
En ce dernier point, la resistance est beaucoup plus dure que le combat de principe proposé par le général Allemand. Finalement, les points de résistance tombent les uns après les autres. Aux Tuileries, 6 blindés dont 1 Panther et une vingtaine de camions sont détruits. 160 véhicules et 350 hommes sont par ailleurs capturés. A l'Hôtel Meurice, Le lieutenant Karcher est le premier officier Français à prendre contact avec Von Choltitz, qui accepte de déposer les armes. Il consent à prendre place dans le véhicule du colonel Billotte avant d'être vertement interpellé par celui-ci :" Vous avez dit baroud d'honneur... Or j'ai perdu trop de monde pour un baroud d'honneur. Vous n'avez pas respecté la convention. Je ne sais pas ce que je vais faire de vous
De Gaulle qui a quitté Rambouillet, est entré à Paris par la porte d'Orléans.
A 16 heures, il retrouve Leclerc à la gare Montparnasse, où il avait installé son PC provisoire en y amenant le général von Choltitz pour y signer l'acte de réddition.
Mais c'est tout d'abord à la Préfecture de police ou avait été conduit le général von Choltitz que Leclerc avait pris acte de la réddition allemande.
L'acte de reddition sera pour sa part signé à 16 h15, à la gare Montparnasse,
Le samedi 26 août, Leclerc et de Gaulle participent en tête du défilé de la victoire sur les Champs-Elysées après avoir passé les troupes en revue à l'Arc de Triomphe
Dans la soirée, à 23h45, l'aviation allemande décolant du Bourget, bombarde Paris.
La 2ème DB continuera à pourchasser les troupes allemandes cantonnées dans la banlieue nord et portera un coup d'arrêt définitif à la contre-attaque envisagée par l'ennemi. Les combats dureront en réalité jusqu'au 28 août.

Le Général Leclerc conduit le Général von Choltitz à la gare Montparnasse pour y signer l'acte de réddition.

 

 

 

1 -                        2 -                                     3 -                              4 -


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On peut comprendre que le Chef de l'état reçoive aujourd'hui Monsieur BOUTEFLIKA en tant que Chef de l'état Algérien et même que les relations soient cordiales.
Mais comment peut-on commettre une telle imposture en invitant un ancien responsable de ce FLN qui assassinait les anciens combattants musulmans de 14/18 et de l'Armée d'Afrique à venir aujourd'hui les récupérer lors de la célébration du débarquement en Provence ?
Et l'on prétend par une nouvelle loi défendre à l'avenir la Mémoire de l'oeuvre française en Algérie ?
JP.R


Racistes diras-tu ?
par Jean-Pierre RONDEAU
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Lors du récent débat à l'Institut du Monde Arabe, les deux jeunes femmes qui ont écrit le très intéressant livre "les Lycées français du Soleil" et moi-même avons été interpellés par des Algériens(nes) sur le fait que "l'on ne pouvait pas réussir quand on était arabe" et "l'on était mal noté, même quand on rendait une bonne copie". Racisme, bien entendu! J'ai, bien sûr, répliqué.
Néanmoins, je souhaite vous faire connaître les documents ci-joints. Ils se passeraient bien de commentaire. Pourtant,...
Il s'agit de Palmarès de l'année 1954 au Lycée Lamoricière d'Oran.
Le "Ahmed GHOZALI" cité est aussi plus connu sous le nom de Sid Ahmed
GHOZALI (ministre, puis 1er ministre de l'Algérie).
Vous noterez que 6 élèves sur 18 distingués en math sont musulmans, dont les deux seuls ayant une mention bien.
Que le prix Pierre Cahuzac est attribué au seul élève Ghozali (prix d'honneur de math).
Que ces affreux colonialistes et racistes que ne manquaient pas d'être les parents d'élèves attribuaient les deux prix d'honneur en math à deux élèves arabes.
Que ces autres racistes et colonialistes que devaient être les élus de la ville d'Oran attribuaient le prix de math et le prix de Sciences expérimentales aux mêmes deux élèves (deux prix sur trois) Ou encore, sur le dernier document:
Prix d'excellence (1 arabe/1),
Prix du conseil de discipline (2/2)
Prix de tableau d'honneur (3/6),
Prix de dissertation de philo (1/3, dont le premier)
prix de math (3/6, dont le premier)
Prix de Physique-Chimie (3/5, dont les 3 premiers)
Sciences nat(3/7 dont le 1er), Histoire-géo (4/6)
Bien sûr, ces élèves le méritaient et nous sommes fiers de l'éducation délivrée par nos maîtres, ceux du Lycée Lamoricière, mais aussi tous ceux qui enseignèrent en Algérie et plus largement au Maghreb et dans nos Colonies.
Anecdotique: cette même année, deux autres élèves étaient distingués:
Yves saint Laurent, le futur grand couturier, et Alain GOMEZ, le futur PDG de
THOMSON.
Cordialement
JP.R


U N P

Var-Est - Section : Adjudant-chef MENJUZAN

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La Section UNP-Var-Est nous communique : . . . ( c'était en juillet 2004 )

Le mot du président :

Les préparations des cérémonies de la commémoration du débarquement de Provence, font couler beaucoup d'encre. D'autant plus que des rumeurs insistantes annoncent la présence de M. Mohamed Bouteflika, ancien terroriste algérien du FLN et actuel président de la République Algérienne. En effet, nul n'ignore que les premières victimes des actions criminelles du FLN furent justement les anciens combattants musulmans qui ont débarqué en Provence en 1944 et qui ont largement contribué à la libération de notre pays.
La venue de ce personnage sera donc une nouvelle provocation faite au monde combattant.
La section Var-Est ne participera pas officiellement aux cérémonies où M. Mohamed BOUTEFLIKA, sera présent.

MANIFESTATIONS ECOULEES :

Le Mercredi 7 juillet 2004, le Colonel DUHAU, au cours d'une cérémonie,au camp LECOCQ a pris le commandement du 21ème RIMa.
La section Var-Est a été invitée à la prise d'Armes .
Le Lieutenant-Colonel PERRIN, Commandant en second, a tenu à ce que les membres de la section, présents cette prise d'Armes assistent au cocktail qui était offert dans les jardins du Mess de garnison Soirée particulièrement réussie, malgré un orage qui n'a pas entaché l'humeur des convives.

Le mercredi 14 juillet -.Fête nationale, notre drapeau était présent au défilé et aux manifestations patriotiques de Saint Raphaël

MANIFESTATIONS A VENIR : ( Nous ne reprenons pas les manifestations antérieures à la date de parution de cette gazette )

Var-Est le 25 juillet 2004
Signé : le président


Retrouvailles

Quand des vétérans se retrouvent . . .

C'est pas triste . . .

En Ardèche, en visite chez mon ami Pierre LAURENT - Sergent-Chef au 9° RCP; Officier de la Légion d'Honneur ( Section unp Drôme-Ardèche.-unp n° 581)
Pierre Laurent, était le gérant du bar de l'UNP du temps de la rue St Joseph.
Campagnes : Indochine - Algérie

 

A Nice, chez J.ROSIER, à table devant un carry mémorable avec :
à gauche : Paul MIDOUX, Sergent au 2° RPC (section unp Nice - unp n° 10663) campagne : Algérie
au centre : votre serviteur,
à droite : Léon TELER, Adjudant-chef au 9° RCP, Médaille Militaire (section unp Dunkerque -unp n° 14644).
Campagnes : Indochine- Algérie.

Et en plus . . . Ils chantent ! . . .

LE FANION DE LA COLONIALE


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Occasion à saisir : Parachute servi une fois. Jamais ouvert.
Prix interessant


Hélas, nos peines aussi ! . . .

trop nombreuses. pour cette seule gazette !

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Le Colonel WEIL nous a quitté le 26 avril 2004.

 

Les Anciens du 10ème B C C P perdent un de leur chef et

C'est encore un de nos frères d'Armes qui disparaît !

 

 

 

 

Le Colonel fut un des premiers adhérents à la création de L'UNP.
Il participa efficacement à la mise en place de l'Union Nationale des Parachutistes et en fut un des tout premiers membres influentde son Conseil d'Administration.
Le Colonel Marcel Weil fit la guerre 1939-1945 puis en Indochine à la tête du 10ème B C C P dont il pris le commandement à Bougie.
Grand Officier de la Légion d'Honneur, il fut aussi le Président d'Honneur de l'A C U F à Toulon.
Il repose dans le cimetière du Revest-les-Eaux aux côtés de deux de ses filles.
Tous ceux qui l'on connu appréciaient sa gentillesse ses grandes qualitéshumaines, sa droiture et son dévouement aux paras..
C'est donc un de nos grands anciens qui disparaît et restera dans notre souvenir.

 

 

 


  

Le Capitaine Andernos MOSCONI ,

a lui aussi quitté ce monde le 9 août 2004 dans sa 83e année.

Commandeur de la Légion d'honneur,

Officier de l'ordre national du Mérite,

Médaillé Militaire,

Croix de guerre 1939-1945,

Croix de guerre des T.O.E.

Médaille de la Résistance,

Le capitaine Mosconi étaitt membre du comité d'honneur de l'Union National des Parachutistes au titre d'ancien membre de son Conseil d'Administration à sa création.

Ses obsèques religieuses ont été célébrées en la basilique Notre Dame de la Victoire de Saint Raphaël, suivie de l'inhumation au cimetière Alphonse Karr de St.Raphaêl, en présence de sa famille et de ses amis.

 

Son frère d'armes, le capitaine Marcel Clédic prononça son éloge funèbre au cimetière, avant l'inhumation.

 

 

Andernos MOSCONI

Andernos MOSCONI naît à URBINO en Italie Ie 19 mars 1922.

Fuyant Ie régime fasciste la famille MOSCONI s'établit en France et « DERNO », mon ami, mon frere, se vantera toujours d'être un émigre clandestin.
Oui mais quel clandestin ! 0ui mais quel émigre ! Je mets au défi quiconque de trouver un homme d'un patriotisme aussi exigeant, aussi intransigeant, et toute sa carriere en est un
illustre exemple.

Engagé volontaire dans la Resistance chez les Francs tireurs et partisans en janvier 1942, ses actions d'éclat lui vaudront 1'attribution de la médaille de la Resistance par décret du 15 octobre 1945 et une citation à 1'ordre du régiment.

Dès la liberation, engagé volontaire il participe à la campagne d'Alsace comme chef de section aux Commandos d'Afrique. Blessé sérieusement à CERNAY il est cité à 1'ordre du corps d'armée. Encore convalescent, le bras en écharpe, il franchira Ie Rhin à la tête de sa section en avril 1945.

La paix venue, Andernos est affecté sur sa demande chez les parachutistes.
Affecté à la Base école des TAP à PAU, aux ordres du colonel CONAN ( CHATEAU-JOBERT) il s'y distingue rapidement pour prendre le commandement d'une promotion
d'élèves parachutistes , puis sera responsable de la formation des moniteurs parachutistes.
Ses qualités reconnues, Andernos se verra décerner successivement la médaille aéronautique, la médaille d'honneur de bronze de 1'éducation nationale.

A PAU aussi Andernos convolera en justes noces en 1948, avec Maria, sa tendre épouse, sa conscience, et trois enfants naitront de leur union : Anita, Patrick et Richard.

En avril 1950 Andemos rejoint Ie 3ème BEP à SETIF et embarque pour 1'mdochine. II
participe à la formation du 8ème BPC et aux combats comme chef de section puis comme commandant de compagnie. Sa conduite au feu lui vaudra 3 citations à 1'ordre de 1'armée et une citation à 1'ordre de la division. II sera promu chevalier de la Légion d'Honneur par décret au JO du 11 novembre 1951

Après son congé de fin de campagne, Andernos est affecté au 3ème bataillon du 1er RCP en Algérie ou il est chargé de 1'instruction des jeunes appelés avant de participer aux opérations de maintien de 1'ordre dans les Aurès.

Nommé chef du 3ème bureau des TAP à ALGER en 1957, il participe à l'opération de SUEZ et enfin renoue avec ses prouesses paras pour, le 14 aout 1958 , battre le record du monde du saut sans inhalate

Réaffecte au 1er RCP Andernos participe aux opérations de maintien de 1'ordre comme commandant de la 1ère compagnie , qui lui vaudront 3 citations à 1'ordre de 1'armée.

Son sens de 1'honneur, son intransigeance patriotique feront que Ie 22 avril 1961 il participera au putsch des géneraux . Le 5 octobre 1961 verra la fin de sa carriere militaire.
Mais Andemos est un battanl. Carrièrc militairc terminée, OK ! On recommence dans Ie civil.

Entré au groupe des industries dc la métallurgie de la région parisienne, chargé de la formation des apprentis, il crée de vtoute pièce, mettant la main dans le béton,un premier centre d'apprentissage au BOURGET. Rapidement ce scront 12 centres qui sortiront de terrre.
En 1976 Andernos MOSCONI .sera promu Directeur de l'Association pour la formation et le perfectionnement du personnel des entreprises de la région parisienne. Ce travail remarquable lui vaut une considération générale et l'attribution en 1983 des Palmes Académiques.

Entre temps et malgré les réticences, ses mérites militaircs seront enfin reconnus par sa promotion au rang d'Officier de la Légion d'Honneur le 30 janvier 1978 et enfin au grade de Commandeur , toujours à titre militaire, en 2003.

Andernos se retire à FEJUS-PLAGE pour jouir d'une retraite amplement méritée.
Mais il nc peut rester inactif et je dois souligner son activité associative au conseil d'administration puis au comité d'honneur de l'Union Nationale des Parachutistes, à la présidence de l'ACUF Var-Ouest et à sa responsabilité régionale,à l'Aszsociation des anciens du 1er RCP, et j'en oublie.
La maladie hélas 1'atteint brutalement et nous tous ici pleurons qui un époux, qui un père et un grand-pèrc. un parcnt, un ami et moi un frèrc. Adieu Andernos, repose en paix.

 

Marcel CLEDIC
Grand officler de la Légion d'Homeur
.

 


Capitaine Stéphan SUZANNE

C'est dans sa 92 ème année que le capitaine SUZANNE, s'est éteint à Nice. le 18 août 2004.

 

Ancien de la 602ème C.I.A., il avait le brevet de parachutiste militaire n° 34 et pouvait donc prétendre être un des plus anciens parachutistes de France.
Le Capitaine SUZANNE fut aussi un grand soldat qui participa aux campagnes de France et d'outre-mer.



Ses obsèques eurent lieu le 23 août 2004 en la basilique du monastère de Cimiez à Nice entouré de ses amis du monde parachutiste, en présence d'une représentation de la municipalité niçoise et d'associations patriotiques.

Le capitaine SUZANNE était :

Officier de la Légion d'Honneur,
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des T.O.E.

 


2ème B.C.C.P - SAS

 

Le 26 août 2004, les vétérans du 2ème B.C.C.P. et du GCMA, perdaient un de leur anciens compagnon.

 

Jean-Yves SCHOEPFF

Décédé à l'âge de 77 ans le 26 août 2004 à LALAYE ( 67 )

Il fut un des premiers adhérent snfluent de l' A.P.A.R .O.M, et à forciori de l' U.N.P. dont il fut membre du Conseil d'Administration et Commissaire aux Comptes pendant plusieurs années.

 

Jean -Yves SCHOEPPF vient de nous quitter.

Personnalité hors du commun, il fut l'un des « maréchaux » formés dans les Pelotons du 5e B.P.I.C. en 1947 à TARBES.

Jeune engagé, il s'était très rapidement fait connaître par son comportement brillant et enthousiasle dans cette premiere unité parachutiste des Troupes Coloniales. Personnage à facettes, il pouvait être selon le cas séducteur, grande gueule, provocateur mais toujours incisif et accrocheur. C'est assez dire qu'il ne pouvait passer inaperçu et laisser indifferents ses camaradea comme ses chefs.

Au débarquement en Indochine il fut affecté a la Compagnie DEMONET du 2è B.C.C.P.
Il fit partie du carré des «jeunes sous-officiers » qui ne cessa de se distinguer par son mordant - notamment dans les incessants engagements de Cochinchine et du Cambodge - tout au long des années du séjour épuisant de ce bataillon. Il y fut plusieurs fois cité.

Rentré en France; il repartit une seconde fois après un bref passage en 1950 à MEUCON.
Mais à peine débarque, avec un groupe d'anciens du 2e BCCP il ne put résister a I'attraction du G.C.M.A. qui se developpait sous les ordres de notre ancien Chef de Corps, le Colonel TRINQUIER.

Dans ce cadre, son talent et ses qualités allaient lui faire conduire une veritable guerre de course sur les arrières de nos adversaires. Avec un groupe de MEOS, ils animèrent pendant des mois les maquis du Haut-Tonkin. Puis 1'annee 1952 connut un fléchissement de 1'engagement français. Apres notre retraite de NGHIA LO, les petites équipes du GCMA subirent à leur tour la pression des Viets. Vers la mi-novembre 1952, apres des accrochages épique, il fut saisi et resta entre leurs mains.

II devait alors pendant deux ans traverser la terrible épreuve des camps successifs. Libéré en Septembre 1954, je l'ai accueili a SAIGON, avant son retour en France . Très atteint physiquement - et sans doute moralement - il tentait pourtant encore de faire face et de garder bonne figure.

Rapatrié, il dut bientot quitter 1'uniforme. Sa reconversion fut penible. Il y parvint, grace au soutien de son épouse ANNIE. Brusquement un concours de circonstances lui fit confier la direction pour la région parisienne de 1a modeste succursale d'un Groupe International de Construction Immobiliere,

Ses qualités de chef et d'organisateur lui valurent alors un triomphe fulgurant, au point de devenir le leader de la plus importante filiale de ce Groupe.

Durant cette période de réussite professionnelle, il contribua efficacement dans les années I960 au fonctionnement de 1'APAROM avec Ie Colonel TRINQUIER, puis à la création de l'U.N.P. Il devait s'y maintemr jusqu'à la disparition du Général GRACIEUX en 1974, apportant une aide discrète à nombre de camarades en difficulté.

Son succès professionnel se prolongea plus de vingt ans jusqu'a son départ en retraite. Cette ultime reconversion lui couta plus encore que la précédente.

Remarié, il se retira dans sa « chère Alsace », à 1'ombre des sapins des Vosges, pour se consacrer discretement à sa passion de la chasse au gros gibier.

Devenu veuf, il conservait Ie souvenir amer des échecs français d'lndochine puis d'Algérie. Il déplorait un contexte national, à son gré, dépourvu d'honneur et de réeille consideration pour ceux qui eux, s'étaient réellement battus pour la FRANCE.

Accompagné par un petit groupe de fidèles d'Alsace, il a été incinéré à SELESTAT, le 30 AOUT 2004, en présence de ses deux enfants et de leurs familles. Il avait 77 ans.

Ancien du 2e BCCP; il était membre de 1'ANAPI. Titulaire de plusieurs citations, Médaille Militaire à titre exceptionnel, il était Officier de la Légion d'Honneur.

Je viens dc voir partir un de mes amis les plus talentueux, et dont la trajectoire de vie fut mémorable.

Puisse ses enfants garder un tel souvenir.

Paris, Ie ler Septembre 2004
G.R. MARTY

Collection J.Rosier

Nota : Un paragraphe intitullé " L'odysée du sergent Schoepff" est consacré à notre ami Jean-Yves Scoepff dans le livre << Les Maquis d'Indochine >> du Colonel Trinquier aux Editions " Sté de Production Litéraire " ( SPL )


 

 

" Si un homme a une grande idée de lui-même, on peut être sûr que c'est la seule grande idée qu'il ait jamais eue dans sa vie. "

A. Esquiros

 

 

 


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