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Gazette des Anciens                   Mars - 2003

Cette Gazette est ouverte à tous les Anciens dans le cadre du site


Résistance et maquis

LE RESEAU NAVARRE

Crée par le docteur Janvier à la suite de contacts avec le professeur Le Balle de Paris, le réseau Navarre a pour objet : accomplir des missions de renseignements, préparer des terrains de parachutage et par la suite, organiser et armer la résistance.
Dès le mois d'août 1943, le docteur commence à prospecter le terrain pour des parachutages, des amis surs sont pressentis pour l'aider le moment venu.
Le 26 août un fermier lui apporte un pigeon voyageur parachuté par les Anglais dans la nuit, il est aussitôt renvoyé porteur d'un message et comme signature-code : 77 Ecrevisses Mayennais. Un autre pigeon est renvoyé fin septembre. Le 18 novembre, Radio-Londres émet lemessage, (les Ecrevisses à la mayonnaise sont excellentes) ce qui signifie que le contact avec Londres est établi
Le docteur choisit ses hommes de confiance qui au départ seront Messieurs Baguenard de Champgenéteux, Hyvard Camille de Bais, et l'Abbé Lorier, curté, d'Hambers. Début février 44, le professeur Le Balle demande de camoufler un de ses anciens élèves, Deguin André qui sera connu sous le nom d'Alex, lequel arrive à Bais le 19. Deguin faisait partie des sapeurs-pompiers de Paris, chargé d'implanter un réseau de renseignements, il était recherché par la Gestapo.
Début mars, arrivée de Jean Demiremont qui est un agent du S.O.E., puis de Maurice Langlade Américain d'origine, qui apporte avec lui son poste émetteur, lequel sera caché dans un hangar des prairies de Marches sur la route d'Hambers. Langlade prendra contact avec Londres dans d'excellentes conditions.
Fin mars Alex s'installe à la Valette à Hambers où le brave curé le fait passer pour réfugié et ernbaucher comme commis de ferme.
Le 10 avril, Jean Demiremont revient de Paris accompagné du major de Baissac, par prudence le docteur Janvier les installe dans une ferme abandonnée à la Roisière en Champgenéteux, il les met en contact avec M. Bagllenard où ils seront accueillis et fréquemment logés. M. Baguenard aura souvent le poste émetteur chez lui pour profiter du courant, les gros problèmes des postes émetteurs étaient la recharge des batteries.
Des terrains propices aux parachutages sont inspectés, l'un près d'Hardanges sera retenu, il s'agit du Mont du Saule à la configuration idéale pour recevoir des armes et même des planeurs. Les Allemands ont dû s'en rendre compte, ils l'ont coupé de tranchées à sa partie supérieure, épargnant heureusement la vallée qui servira de zone de réception.
Le 5 mai, arrive un nouveau pompier Jean Daniel, installé comme commis de ferme à la Douanière en Hambers. puis le 12 Edmond Duval (Mikey) et Médéric Lepoivre (Médoche). Ils rejoignent Alex à la Valette, le pauvre ferInier est un peu affolé de ces arrivées, les deux pompiers seront finalement logés au bois du Tay dans une maison louée par M. Baguenard, de jour ils feront du charbon de bois et la nuit iront en mission.
Le 20 mai le bruit circule qu'il y a des Anglais à Champgenéteux, Jean Maurice et Paulette fuient la Roisière et vont trouver refuge chez les épouxGuenoux aux Champs à Trans. Dans la nuit le docteur Janvier, Baguenard et Alex récupèrent le poste émetteur. les armes et effets qu'ils amènent aux Champs. C'est de cet endroit sûr et discret, que partiront les émissions pour Londres tandis que I'aînée des filles de M. Guenoux servira de liaison.
I1 est prévu que de nouveaux sapeurs-pompiers de Paris doivent venir renforcer le groupe, pour cela il faut criéer en forêt de Pail un dépôt d'armes. Le Petit -Bouillan, ferme abandonnée située en bordure de la forêt de Pail à la limite des communes de Gesvres et de St Paul-le-Gaultier, paraît étre un endroit propice. Après accord avec le propriétaire, c'est là que se constitue le premier maquis du réseau. Alex, Mikey, Médoche et Daniel et quelques autres en seront Ies premiers occupants. En pleine nuit le docteur Janvier avec sa 402 à gazogène transportera les postes émetteurs de chez Ies époux Guenoux jusqu'au Petit-Bouillan.
Fin mai, le réseau Navarre est bien structuré. il sera prêt à intervenir à tout moment lorsque lui sera donné par les instances supérieures I'ordre d'agir.

La France reconnaissante . . . 40 ans après !

Le 8 mai 1983 le docteur JANVIER est décoré de la Médaille Militaire

LE MAQUIS DE SAINT-MARS-DU-DESERT

En mars 1944 le commandant Seailles Jean (Grégoire dans la résistance) est pressenti par le major de Baissac sur la possibilité d'armer des groupes de résistants.
Le commandant Grégoire : " J'étais dans la clandestinité, recherché par la Gestapo, je rencontre de Baissac qui me demande si j'avais des connaissances en Province, je lui réponds que ma femme allait chercher du ravitaillement en Mayenne. II me dit allez-y et essayez de créer là-bas un groupe de parachutage.
C'est ce que j'ai fait, j'ai loué une maison là-bas
(maison mise gracieusement à sa disposition par le propriétaire) et j'ai pris contact avec quelques personnes. Ce groupe pour des raisons de sécurité et d'efficacité était réduit volontairement à huit. Nombre strictement nécéssaire pour mener la tâche à bonne fin et dans des conditions les plus secrètes possible, et ce jusqu'au 6 juin 1944. A partir de ce jour, le maguis allait prendre une tout autre dimension avec l'arrivée de nouveaux résistants dont des FTP de Bretagne. Nous étions près à l'action avec des consignes bien précises :
1) - Mener nos actions multiples à au moins dix kilomètres de nos bases.
2) - Engager le feu durant une minute au maximum et se retirer au plus vite.
3) - Eviter les combats même favorables.
Ces règles dont le manquement n'avait qu'une sanction : l'exclusion de la mission nous ont permis de limiter nos pertes .

M. Maurice Ragot fut la première personne contactée par le commandant Grégoire : " Je connaissais M. Seailles, il venait de Paris, chercher du ravitaillement chez mes parents à l'Oisonnière. Un jour il leur a demandé " la Brételière " à louer sous prétexte qu'à Paris on crevait de faim. En réalité, son but était de monter un réseau de résistance. Je labourais pour mes parents quand il est venu me trouver, pour me demander si je voulais travailler pour la France, je lui ai dit oui tout de suite, car j'en avais marre des Allemands. II m 'a dit d'accord, mais tout ce que je te dis Ià et tout ce que je te dirai par la suite, il faudra le tenir secret. Seailles avait pour principe, que seuls ceux qui faisaient partie du réseau étaient au courant. C'était au début de mars 1944, j'avais dix huit-ans à l'époque, et à partir de ce jour il venait me voir et me disait : cette nuit on fera un parachutage. Etant charretier, je dormais dans lécurie comme c'était la mode à cette époque, et quand mes parents étaient endormis, je sau- tais par la fenêtre de I'écurie et j'allais participer aux parachutages où faire du pédalo pour recharger les batteries qui servaient à faire marcher le poste de radio. Je rentrais souvent vers trois heures du matin, mais toujours avant que mes parents ne soient réveillés. Ceci a duré jusqu'au débarquement, ce jour là le commandant Gregoire a été prévenir mon père de ce qui se passait et notre action a éte mise au grand jour. "
Pour sa tranquillité et sa sécurité, le Maquis de St-Mars avait un avantage, il était situé dans un lieu pas très facile d'accès, loin de toutes agglomérations importantes, sans voies de communication passagères, ni de proches voies ferrées.
II faut dire aussi que cette région de collines entrecoupées de vallées profondes, avec de nombreuses petites fermes isolées aux voies d'accès souvent impraticables, ses chemins de traverses encaissés et ses nombreuses haies touffues, constituait un terrain particulièrement propice à la guérilla.

Le code seccret des messages pour les liaisons radio.

LES PARACHUTAGES

Les parachutages avaient un triple but : approvisionner la résistance en matériel et en munitions, fournir aux maquisards un minimum de subsistances (argent, tabac, chaussures etc...) et enfin faire parvenir des agents, des opérateurs radio, ou même des combattants sur les arrières de l'ennemi.
C'est le Major de Baissac, qui avec les responsables de r~éseaux, prospectait le terrain, quand l'endroit paraissait propice, les coordonnées prises sur le guide Michelin et étaient transmises par radio à Londres, qui envoyait un avion prendre des photos. Le terrain était ensuite homologué avec un nom de code. Les équipes chargées de la réception du matériel étaient prévenues la veille par un message de la B.B.C. Elles devaient baliser le terrain avec des lampes électriques, ou à défaut allumer des brûlots qu'elles entretenaient jusqu'aux passages des avions. Le docteur Janvier disposait d'un poste récepteur avec écouteur et marchant sur accus. C'est son mécanicien M. Hays de Bais qui avait la charge de réceptionner les messages. Le premier mai 1944, un message est transmis de Londres : " Le vin rouge est le meilleur ". IL annonce au réseau Navarre qu'un parachutage aura lieu dans la nuit au mont du Saule.
Sont présents : De Baissac, le dr Janvier, Alex, Demiremont ainsi qu'une équipe d'Hambers et une de Bais. A une heure du matin, l'appareil lâche deux tonnes d'armes contenues dans treize containers et 8 paquets. On voit aussi descendre un parachutiste qui reste suspendu dans le seul pommier du terrain et surprise, en l'aidant à descendre de son arbre, on s'aperçoit que c'est une jeune fille, Philis Latour qui sera l'opératrice radio du major de Baissac jusqu'à la Libération. Le matériel sera amené dans les hangars de Marche à l'aide de deux vachères, les chevaux auront parcouru 30 kilomètres dans la nuit et à vive allure.
Le 2 mai, nouveau message, 2 tonnes de matériel sont de nouveau parachutés et transportés dans la vachère de M. Hyvard et le reste dans la Simca Cinq du docteur Janvier.
Deux parachutages sont faits à la Bretelière, le 27 avril et le 10 mai. L'un va poser des problèmes à Grégoire, un container étant tombé sur un hangar au Petit Touchant, il fallut au commandant beaucoup de persuasion pour convaincre le fermier que la toiture avait été écornée par un avion volant trop bas, on s'activa pour que la réparation soit faite rapidement.
Le 12 mai le commandant Grégoire et son équipe réceptionnent un parachutage au mont du Saule.
M. Ragot : " Nous transportions le matériel la nuit, à la main, nous n'avions pas d'autres moyens de transport. Les armes étaient stockées à la Bretelière, la maison comportait deux pièces, une salle commune et une chambre, le sol était en terre battue. Nous avons creusé un grand trou dans la chambre où nous y déposions les armes. Les containers vides étaient dissimulés dans un vieux chemin que mes parents faisaient remblayer. Après le débarquement, nous avons fait trois parachutages, I'un dans la forêt de Pail qui était important, nous avions trois voitures avec chacune deux ou trois chevaux. Le dernier que nous avons fait a failli mal tourner; il a été fait trop tard, au moment où les Allemands battaient en retraite.
Nous devions récupérer un parachutiste, mais au moment où il sautait, les Allemands ont tiré dessus au revolver, puis ils sont allés chercher du renfort à Sougé-le-Ganelon et sont venus nous attaquer aux Carrières, Duval et moi avons réussi à nous sauver à travers champs en abandonnant nos vélos, nous avons passé la rivière ainsi que sous le pont où l'on fait maintenant du saut à l'élastique.
Le parachutiste, un officier américain, a quand même été récupéré et caché à St-Georges dans la ferme de I'Anerie chez M. Cormier où Paulette avait été hébergée pendant trois semaines avec son poste émetteur "

Tous ces parachutages, surtout après le 6 juin n'étaient pas sans danger. Il en était de même du transport et du stockage des armes, il fallait le faire au nez et à la barbe des Allemands de plus en plus nombreux.
Le 20 mai le docteur Janvier apprend que le terrain du mont des Saules est découvert par les Allemands, c'est un peu l'affolement, les Allemands enquêtent un peu partout, accompagnés de chiens policiers. Il lui faut trouver un autre endroit, un terrain est repéré au nord de Rouvadin sur la corniche de Pail en bordure de route Villaines à Pé-en-Pail.
Un parachutage y a lieu dans la nuit du 5 au 6 juin,
M. Hays : " Quand nous sommes arrivés vers minuit sur le plateau, nous avons été surpris par le calme des lieux, vers trois heures nous avons entendu un sourd grondement avec des lueurs et des éclairs au firmament. Les avions sont passés au-dessus de nous malgré nos appels avec des lampes placées au sol, les containers et les bacs de munitions sont tombés de l'autre côté de la route, à deux kilomètres de l'endroit prévu et en contrehas. II nous a fallu remonter tous ces containers à la main jusque dans une carrière où nous les avons enterrés.
Nous sommes repartis harassés par Gesvres, après avoir pris la route d'Averton et par la forêt de Pail, nous sommes arrivés au Petit-Bouillan où nous apprendrons le débarquement. Je ne rentrerais que le soir à Bais. "

(Cliquer sur ces photos pour les agrandir )

 (Documents extraits de la plaquette de Charles Derouet "De la désespérance à l'espoir"

  avec le témoignage des résistants et habitants de la région)


"MIK" NE REPOND PLUS . . . .

Encore un grand soldat qui nous quitte . . .

Le Colonel Emile-René GUEGUEN

Grand Officier de la Légion d'Honneur

est décédé le 15 février 2003


C'est le samedi 15 février 2003 que notre ami le Colonel Emile René Gueguen ( Mik pour ceux de la résistance ), victime d'une crise cardiaque, est décédé aux Etats Unis.
Suivant sa volonté, ses cendres seront jetées à la mer en Bretagne au cours d'une cérémonie qui devrait avoir lieu en avril ou mai de cette année.

Bien connu du monde des combattants parachutistes, nous allons essayer de retracer sa vie à l'intention des nouvelles générations.

Né le vendredi 13 février 1925 à Morlaix en Bretagne, Émile René Gueguen a quinze ans quand l'armée allemande victorieuse arrive chez lui.
Ceci va décider de son destin car il commence aussitôt des actions de résistance, d'abord à son initiative personnelle et quelques camarades du collège de Morlaix, ce qui lui valu de connaître les geoles allemandes en 1941 et en 1943. Par la suite dans le cadre du mouvement Libération-Nord il se retrouve dans un groupe action aux ordres de son camarade Gildas Lebeurier, lui aussi un autre grand soldat.
Le 6 juillet 1944, Gueguen, maquisard breton de 19 ans, est pris dans une embuscade montée par des feldgendarmes de Morlaix et cent cinquante parachutistes allemands des anciens vainqueurs d'Héraklion en Crète du général Ramke, et arborant le brassard "Kreta" qui atteste de leur valeur.
Reconnu par des feldgendarmes à qui il avait eu affaire au cours de ses précédentes incarcérations mineures, il est aussitôt interrogé et torturé sur place puis embarqué dans un side-car pour être emmené. Alors qu'ils le conduisent à la torture et à la mort, il s'échappe en sautant du side-car en marche sous les rafales des armes automatiques du convoi. Il n'avait certainement pas une chance sur mille de s'en tirer, mais il a la baraka.
Le dimanche 10 décembre 1944, le bouclage autour de la poche de Lorient, s'étendait sur plus de cinquante kilomètres, les allemands dans leur seule tentative de passage en force durant les neuf mois de siège, choisissent d'attaquer exactement la position occupée, derrière un vieux talus, par la section du Lieutenant Gueguen, composée en grande partie de ses camarades de lycée. À la stupéfaction générale, cette section de trente adolescents, abandonnée à elle-même avec ses seules moyens légers d'infanterie va

repousser tous les assauts des six cents vétérans du 683ème bataillon de fusillers-marins de la "Kriegsmarine", des hommes endurcis par cinq ans de guerre et soutenus, eux, par une puissante artillerie. Celle-ci va déverser sur la position un millier d'obus fusants et percutants durant les six heures de combat. Côté allié, le colonel Jouteau commandant le 118 RI, étant persuadé que la section ne tiendrait pas cinq minutes face à une attaque de cette envergure, avait tout simplement replié en toute hâte l'ensemble du dispositif, y compris la batterie d'artillerie américaine dont la mission aurait voulu qu'elle applique des tirs d'arrêt. Quoi qu'il en soit, les Allemands ont perdu dans cette affaire près de deux cents hommes, tués, blessés et prisonniers. Cette héroïque action prit par la suite le nom de "la bataille des trente".

Maquisard capturé par les Allemands dans un contrôle

En Indochine, Gueguen simple lieutenant s'illustra à la tête de sa fameuse 16ème compagnie de parachutistes, la compagnie la plus décorée de toute l'armée française. Du 3 au 8 octobre 1951 il a combattu isolé face aux milliers de "bodois" d'un des meilleurs régiments de l'armée de Giap. Au cours de cette bataille, il a plusieurs fois couru les mêmes risque mortels que Bonaparte au pont d'Arcole et ceci au même age de 26 ans. "C'est pourquoi je sais, dit-il, que Napoléon n'a jamais eu d'ambition à long terme. Ceux qui fréquentent les champs de bataille ont tout juste l'ambition de faire leur "job" quotidien le mieux possible car ils savent que le soleil peut se lever le lendemain pour d'autres, mais pas pour eux.

Pendant la guerre d'Algérie, capitaine au 9e RCP, il conduit ses Amarantes aux limites de la résistance humaine. De djebel en djebel, à travers les Aurès, la Petite Kabylie et jusque sur la frontière tunisienne, il accumule les exploits.
Le 29 avril 1958, à Souk-Ahras, au cours de la plus grande bataille rangée de toute la guerre d'Algérie, le Capitaine Gueguen, avec sa compagnie, les amarantes du 9 RCP composée de quatre vingt-dix appelés du contingent, a taillé en pièces le 4ème Faïlek (300 hommes) dit bataillon de choc de l'ALN, qui venait de submerger, une heure plus tôt, la troisième compagnie du capitaine Beaumont, tué au cours de l'engagement.
Le colonel Gueguen a toujours fait preuve au combat d'un esprit chevaleresque qui a été reconnu par tous ses adversaires, Allemands, Vietnamiens ou Algériens.
Il a été un des plus jeunes chevalier, mais aussi l'un des rares lieutenants à être décorés de la rosette d'officier de la Légion d'honneur pendant la guerre d'lndochine

Si le colonel Guegeun était un combattant émérite dont les faits de guerre sont célèbres dans toute l'armée française. C'était aussi un sportif accompli, major de sa promotion d'officiers à l'École Normale Supérieure d'Éducation Physique de Paris en 1947, champion du monde de pentathlon militaire en 1950 et international de course d'orientation, il créa et entraîna l'équipe de France de pentathlon moderne qui remporta une médaille aux jeux olympiques de Mexico. Il fut à l'origine de l'adoption par les armées de la méthode sportive en remplacement de la méthode Hébert. S'il quitta l'armée à l'âge de 44 ans, alors que les plus hauts grades lui étaient promis, ce fut pour prendre la direction du centre international de préparation olympique de Vittel.
Depuis 1988, date où il s'était installé en Californie du Sud, il se battit pour tout ce qui touche à l'image de la France, à l'amitié franco-américaine et donc à la mémoire de Napoléon "Bien méconnu dans ce grand et beau pays, immergé dans la langue et donc la culture anglaise", comme il le soulignait parfois.

C'est lui aussi qui a voulu et obtenu, au prix de bien des efforts, que quarante vétérans parachutistes américains et anglais sautent à Sainte-Mère-Église le 5 juin 1994 pour le 50ème anniversaire de D-Day. Ce saut a été accompagné d'une ferveur populaire extraordinaire et s'est avéré être le temps fort de l'ensemble des grandioses manifestations, comme l'ont reconnu et célébré, après coup, la Maison Blanche, L'Élysée, Matignon et le Pentagone.

Ayant élevé le colonel Gueguen à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur, le Président de la République Jacques Chirac a tenu à lui remettre en personne les insignes afférents, le 15 octobre 1996, dans la Cour d'Honneur des Invalides, à l'endroit même où Napoléon avait décoré ses Maréchaux le 15 juillet 1804.
Le Colonel Gueguen était tittulaire de 12 croix de guerre.
Membre de la Société Napoléonienne Internationale depuis 1995, le colonel Émile Gueguen était devenu un ami très proche du Président Ben Weider avec qui il collaborait activement pour tout ce qui touche à l'Empereur.
Napoléon n'a nul besoin de légende, disaient-ils, il a seulement besoin de vérité.

Le Colonel Gueguen a publié un livre autobiographique "Volontaire", Grasset, Paris 1986.

( Extraits de "Volontaire", Grasset, Paris 1986.)


Une des dernières photo du Colonel GUEGUEN

De gauche à droite : le Colonel Émile René Gueguen, consultant en histoire de la
Société Napoléonienne Internationale, le Président Ben Weider, le Prince Murat,
le Prince Charles Napoléon

Le courrier de la gazette

SELECTION MEDIATIQUE

Nous le savons tous, les médias sont sélectifs, anti-démocratiques,... et surtout censeurs !
Ce n'est, pour le moment, que grâce à la revue "La Charte" et à "l'Association des amis de Raoul Salan" que j'ai appris qu'une superbe marrée Bleu-Blanc-Rouge a déferlée lors de la commémoration du Soldat Inconnu tombé en Algérie reposant à Notre Dame de Lorette.
Comment ne pas en parler au niveau national ?
Là, vraiment chapeau les médias, tous les médias, TF1, F2, F3...
Imaginez-vous 5 000 drapeaux associatifs précédents plus de 30 000 anciens d'AFN... Magnifique !
Magnifique oui mais sûrement trop, beaucoup trop pour le montrer au journal de 13h ou de 20h.
Il est tout aussi stupéfiant de voir un reportage sur une poignée de clandestins (quelques dizaines ou centaines au plus) arrivant à passer au journal ou tout le monde les verra.
Mais comment cela se fait-il ?

François Z . . . .

Notre avis :
Comment cela se fait-il ?. . . Mais c'est tout simple :
Sélection médiatique aux ordres !


Un ancien du CPIMa

Aprés avoir ce jour, grace à W. . . , qui m'avait transmis les coordonnées de votre site, visité celui ci je ne peux que vous tirer chapeau bas cher jean et vous dire toute ma gratitude.
Ancien de la CPIMa 69.70.71 j'ai parcouru avec attention vos pages avec toute l'attention qu'il se doit , j'ai apprécié toute cette carriére qu'est la votre et vous félicite pour votre travail de mémoire , j'ai été tres touché par l'article Demiras qui était mon ami depuis Madagascar et un bon copain.
J'étais l'infirmier du commando Bouvinet a la CPIMa , les années ont passés mais le souvenir reste et ne s'efface pas , mon fils a repris le flambeau depuis l'âge de 12 ans il en a 32 et est Sous Officier à Belfort la reléve est assurée. La roue tourne.
Encore merci pour tout.
Recevez d'un jeune anciens toute ma gratitude pour votre travail et mes sentiments distinguées cher Jean.

Jean-Pierre D. . . .

Merci Jean-Pierre.

Votre mémoire et le souvenir de vos copains qui ne sont plus, vous honnore et vous classe dans la catégorie de ceux qui savent ce qu'est l'esprit para. Votre satisfaction pour ce site est un encouragement à poursuivre le but de donner un souffle d'air pur à cet esprit qui était celui de ces anciens vrais combattants qui n'avaient pas besoin de parader pour être.


La Section U N P du Val de Marne

et

son site

Qu'il faut absolument visiter sur :

http://www.unp94.org

( cliquez sur l'adresse ci-dessus, le site s'ouvrira automatiquement )


La renommée des grands hommes devrait toujours se mesurer aux moyens dont ils ont usé pour l'acquérir.

La Rochefoucauld

Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps.
Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps.
Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps

Abraham Lincoln


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