RÉSISTANCE et MAQUIS .

 

Souvenirs . . . Souvenirs . . .

 

St.Georges. - Le camp des carrières. Les hangars d'habitation.
Sur le pignon derrière l'arbre, un garde veillait jour et nuit.

 

. . . . . . . . . . . . D'autres aventures inattendues à la limite du tragique nous arrivèrent.
Après le parachutage catastrophique du moulin et notre décrochage mouvementé, nous nous étions donc repliés dans une carrière d'ardoises en face d'un autre maquis, composé lui aussi de dix à quinze hommes.
Ce site était situé sur une route départementale après le village. Un chemin de terre traversait la route. A droite, il montait vers deux fermes dont l'une d'elles abritait notre poste radio émetteur.
Sur la gauche il conduisait dans les champs et débouchait sur un terre-plein surplombant une ancienne carrière d'ardoise. Une ancienne ferme constituée d'un long et unique bâtiment y était implantée. C'était là notre nouveau gîte.
L'endroit était pratique. Le chemin d'accès contrôlé par une arme automatique qui coiffait le carrefour et une partie du chemin d'en face montant vers la ferme.
Ce poste armé n'était pas destiné à opposer une résistance importante en cas d'attaque, mais plutôt à nous éviter de nous faire surprendre et nous laisser le temps de déguerpir par une action retardatrice tout en alertant nos camarades des fermes d'en face qui pouvaient se sauver par les champs.
Du coté carrière, l'accès était très difficile, les ardoises étant friables, glissantes et surtout bruyantes. S'y aventurer sans bruit était impossible. Elles servaient de camp d'entraînement et de stockage d'armes et de munitions. Nous avions interdictions de nous rendre dans les fermes de l'autre coté de la route, pour éviter des rencontres avec les voitures allemandes qui passaient de temps en temps.
Nos missions de harcèlement nocturne après le débarquement, continuaient sur des routes assez éloignées de notre base pour freiner les renforts ennemis. . . .

(extrait des mémoires jean Rosier ... Les photos sont de l'époque. . . . )



Devoir de mémoire

 
 
AMICALE DES COMMANDOS PARACHUTISTES

5° B.P.I.C. - 2° B.C.C.P. S.A.S

" A LA VIE - A LA MORT"

Capitaine Claude BARRES

            Au 2° BCCP-SAS, il était sous-lieutenant à la 6 (GC 3). C'était un fonceur, entraîneur d'hommes. Très uni à ses commandos qui lui faisaient une confiance sans réserve et le suivaient dans les plus audacieuses aventures de nuit comme de jour.
En dehors des escarmouches, il aimait sortir le soir avec ses hommes. Il s'était constitué une équipe de copains anciens maquisards avec qui il avait une affinité particulière. J'ai eu l'honneur d'être de ceux-là, ex maquisard moi aussi et de plus du même âge.
Enlevant ses galons qu'il mettait dans sa poche il disait retrouver ainsi l'anonymat d'une franche camaraderie décontractée comme au temps des maquis. Très autoritaire au combat avec un commandement bref et précis, il était quelque peut fâché avec la discipline militaire ce qui contribua beaucoup à compromettre son avancement ce dont il se moquait éperdument.
Il vivait uniquement pour l'action. Il faut dire que formé en Angleterre aux "Jedburghs" il avait été à bonne école.
Je me souviens entre autres d'une anecdote qui s'est passée à Tourane (Danang maintenant) en 1948.
Nous devions embarquer sur un navire pour rejoindre Saïgon. Le problème était que nous avions avec nous un gamin d'une dizaine d'années que nous avions récupéré en opération. Le pauvre gamin avait perdu ses parents tués au cours des combats. Terrorisé par la peur d'être tué à son tour il nous avait suivi pendant toute l'opération. Nous l'avions donc ramené et à la longue pratiquement adopté.
Il vivait parmi nous et s'efforcait de se rendre utile par de menus travaux ce qui lui faisait dire : << moi boy parachutiste >>.
Apprenant notre prochain départ et son abandon obligatoire, il était désespéré et nous suppliait de l'emmener. Problème insoluble. C'est BARRES qui trouva la solution.
<< Voilà un sac marin marqué à mon nom. Vous mettrez le môme dedans et le plus costaud le portera sur son épaule. Comme le sac est marqué à mon nom, il faudra franchir la passerelle derrière moi. Si quelqu'un demande quelque chose, je dirais que c'est mon sac, ce qui est la vérité d'ailleurs >>
Mais à part ces quelques frasques que nous nous régalons encore de raconter, qui était donc Claude BARRES ?
Il était le petit fils de l'écrivain Maurice BARRES.
En 1943, il a dix sept ans quand il rejoint les Forces Françaises Libres à Londres et suit la formation de l'école des cadets de Ribbesford. Il est ensuite affecté au 3° bataillon de l'air (futur 3°RCP) sous les ordres du Commandant CHATEAU-JOBERT.
Il est parachuté le 15 Août 1944 dans la région de Lyon pour organiser des attaques et embuscades avec les maquis de la région. Cela lui vaudra la Croix de guerre 39-45 avec palme.
La France est libérée, mais il continue la lutte contre les Allemands et le 7 avril 1945, il est parachuté derrière leurs lignes en Hollande.
La guerre terminée, il s'oriente vers la vie civile et quelques missions à l'étranger sans grands succès car rentrer dans le rang n'est pas son genre et comme il dit, << c'est mon congé de fin de campagne >>.
Il reprend du service et à sa demande est affecté au 5° BPIC qui devient le 2° BCCP-S.A.S avec lequel il participera à de nombreuse actions commandos. Il demandera ensuite à partir au TONKIN et en 1950 il est au 5° BCCP et parachuté dans la jungle au LAOS.
En 1951 il est affecté au GCMA, ce qui est tout à fait dans ses cordes. Missions spéciales en territoires occupés par le Viet Minh, et comme il dit :
<<. . .ma mission et mon plaisir, c'est de foutre le bordel chez les Viets >>
En 1952 , volontaire pour la CORÉE il en revient avec la Légion d'Honneur et une blessure.
En 1953, après une convalescence bien méritée, le voilà 3° BEP.
Enfin promu Capitaine en 1954 il est affecté au Service Action du SDECE.
En 1958 au 9° RCP et prend le commandement de la 5° compagnie. C'est en pleine période de la guerre d'Algérie et son comportement toujours exemplaire lui vaudra la Croix de la Valeur Militaire avec étoile d'argent.
Mais " sa baraka" comme il disait devait cesser de lui sourire.
Le 26 mai 1959, il tombe dans le djebel HARRABA. En plein combat à la tête de ses hommes, fauché par une rafale d'arme automatique.
Sa gloire sera immortalisée par son nom qu'il donnera en 1993 à la promotion d'élèves officiers d'active de l'EMIA de COËTQUIDAN.

In Mémoriam



Nos Peines :

     En 2001, nous avons eu la tristesse d'enregistrer la perte de cinq de nos compagnons du 2° B.C.C.P. qui fut représenté à leurs obsèques.

 G. Bechelen (1948)

 A.Bridoux

 Douaire

 H. Foucher

 A. Reysz
                                  

                                      Esprit para :

Nos frères ils étaient dans notre jeunesse.
Nos frères ils sont restés dans notre vie.
Leur souvenir restera dans notre mémoire.



Les Paras

6°CPIMA

Quarante ans après

Editorial du 1er JOURNAL de Liaison des ANCIENS de la CPIMa - Juin 2000

Peu ou prou, quarante ans nous séparent de l'épopée de la 6°CPIMa au Tchad. Ce fut son apothéose, posture qui comme chacun sait préfigure la ruine prochaine. Les néogaulois que nous sommes devenus et en premier lieu les Princes qui les administrent prennent presque toujours un malin plaisir à casser l'outil le plus performant de leur panoplie. Ils agissent à la manière de ces gosses gâtés qui, au soir de Noël expédient à la poubelle les cadavres de jouets qu'ils reçurent le matin même et espèrent depuis des semaines...
Ces vérités premières rappelées toute honte bue, il n'empêche :
Nous serions mesquins de céder à l'amertume.
Nos pages de gloire furent écrites non point au nom de grandes envolés lyriques mais en celui de notre idéal parachutiste et de notre fraternité d'armes.
Ceci peut choquer les puristes, mais comme dit l'adage : « il n'y a que la vérité qui blesse ». Donc, je persiste et signe.
Au soir de Bedo, le Premier Ministre de l'époque dont l'histoire oubliera le nom par charité chrétienne, déclara aux journalistes sur le perron de Matignon:« ce sont des engagés ». Par là il souligne le microcosme des élites dans grands égards pour ce peuple dont sont issus nos paras tués. Ce Premier Ministre insinuait-il que le sang versé de professionnels parfois colorés, n'avait pas la même valeur que celui épargné des petits gars du contingents ?
Après tant de temps passé, essayons d'y voir clair.
L'engagement de la CPIMA au Tchad fut voulu et initié par le général De Gaulle.
Il fut subi donc mal poursuivi par ses successeurs dont le but inavoué était de s'en dégager au plus vite tout en niant cette peu gratifiante manip. Pour eux, la vocation ultramarine de la France était à sacrifier sur l'autel du Mitteleropa. De surcroît l'on voulait oublier qu'après la défaite peu reluisante de 1940, le gant fut relevé de manière magistrale par nos soldats de l'empire.
Ce fut tout le sens du message fort que le général tchadien Doumro, ancien sous-officier de la coloniale, ce dont il était fier, nous délivra en cet automne 70 à la popote de Zouar « nous vous avons aidé à ne pas mourir vous nous aidez à naître ».
Merci Capitaine Alexandre de vous dévouer et par là à vous sacrifier à ce noble devoir de mémoire. Recevez toute notre gratitude. Nous autres, les devenus passifs avec le temps qui passe, évitons les états d'âme de la nostalgie, voire des frustrations du manque de reconnaissance de la Nation à notre égard. Dans ses périodes médiocres, la France préfère
toujours ceux qui geignent à ceux qui gagnent. N'entrons pas dans ce jeu stérile.
« Les parachutistes de la 6°CPIMa dans la tradition des grognards de Napoléons et des poilus de 14-18 furent tout simplement mais avec panache, de vrais soldats ».
Ce n'est déjà pas si mal.

Général Joseph CANAL


 

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Article extrait de la page 5 du 1er Journal de Liaison des ANCIENS de la CPIMa - Juin 2000
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TCHAD : BEDO le 11 Oct.1970 et KOUROUDI le 18 Juin 1971

Il y a 30 ans, l'embuscade de Bedo a vivement frappé l'opinion en France et dans le monde.
- La presse marocaine a qualifié les troupes françaises de mercenaires, la presse algérienne a écrit que «La mort de 11 soldats fait prendre conscience au peuple français que son pays est engagé dans une guerre coloniale depuis 1968 ».
- « La CROIX » a cité Abba Siddick.- « Nous ne sommes pas en mesure d'écraser l'Armée Française, mais nous pouvons l'enliser dans une nouvelle guerre coloniale ».
- Dans la presse française, on a souligné, avec insistance, que les militaires français tombés au Tchad n'appartenaient pas au contingent, «comme si ce fait atténuait la gravité des pertes subies ». Il est évident que l'épreuve de Bedo a mis en difficulté le gouvernement du moment!
A cette époque de l'automne 1970, les bandes du Borkou-Ennedi-Tibesti «tiennent le caillou » et menacent les postes de l'Armée Nationale Tchadienne; la CPIMa est déjà engagée dans le périmètre Faya-Largeau, Zouar-Mourso et Bardaï du 1er au 26 septembre.
Le 1er octobre, le 2ème commando quitte à nouveau Fort-Lamy pour Faya-Largeau par vote routière. Puis, le 6 octobre, suivent les 1er et 4ème commandos qui sont aérotransportés sur Faya-Largeau.
Le 9 octobre, les trois commandos renforcés d'une section d'appui de l'EMT 3 reconnaissent la zone de Kirdimi-N'Gourma puis la palmeraie de Bedo, dans le Borkou, qui est fouillée le 10 octobre.
Le 11 octobre matin, poursuivant vers le Nord, la palmeraie de Tigui est fouillée; finalement regroupée à Bedo, la CPIMa reprend la direction de Kirdimi et de Faya-Largeau à 14 h. Les rebelles n'ayant pas été découverts la compagnie a reçu l'ordre de cesser les recherches et de rentrer...
A 16h3O, à environ 25 Km au sud-ouest de Bedo, la bande forte d'une centaine de Toubous déclenche l'embuscade sur le ler commando qui ouvre la piste.
Le combat meurtrier dure deux heures: 11 tués et 16 blessés dans la compagnie, 40 tués et 30 blessés chez les rebelles qui prennent la faite.
La nuit permet d'évacuer les blessés par l'Alouette 2 et de pourvoir à la remise en condition sommaire des matériels endommagés. Depuis Fort-Lamy, sont aérotransportés sur Faya-Largeau, le 3ème commando, un peloton blindé du 6ème RIAOM et l'antenne chirurgicale parachutiste n'2.
Regroupée à Faya-Largeau, la compagnie aura peu de temps pour panser ses plaies physiques et morales car la situation s'est dégradée dans le Tibesti. Le 17 octobre, la CPIMa quitte donc à nouveau Faya-Largeau par voie routière à destination de Zouar pour participer à l'opération Picardie 2: il s'agit de replier les postes de Mourso et Gabroa qui ne sont plus ravitaillés que par la section de livraison par air de la compagnie... L'opération se termine le 29 octobre par le raid héliporté sur Goubone qui porte un rude coup
aux forces de Goukouni...
Quant à la bande rebelle de Bedo, la CPIMa l'affrontera de nouveau à Kouroudi très durement le 18 juin 1971 Kouroudi fut aussi un grand combat livré par la CPIMa. L'affaire est montée sur renseignements. Les 1er , 2ème et 3ème commandos sont héliportés en différents points de la palmeraie dominée par les contreforts de la montagne de Borkou , au milieu de laquelle sont implantés six monticules rocheux. La bande rebelle y a trouvé refuge. D'emblée la bagarre est engagée. Le 4ème commando arrive en renfort dans l'après-midi. Là aussi, le combat dure toute la journée et la nuit à la lueur des lucioles.
Le lendemain, quand la CPIMa relance un assaut sur le caillou central, elle découvre 55 cadavres et 35 blessés rebelles. Hélas, ELLE a perdu 2 tués et 6 blessés...
Quelles réflexions après ces batailles? Dans son récit de Dien-Bien-Phu le Général P.Langlais nous a livré une partie des siennes: « Nous ne combattions pas pour défendre nos foyers, nous ne combattions pas pour chasser l'étranger de chez nous, nous ne combattions même plus pour garder l'Indochine à la France. Alors pourquoi? L'honneur du métier des armes et c'était tout».

<< D'après les archives du SHAT des « Interventions françaises au Tchad »

 

 


U N P

19 Mars

  
          Une date qui divise à juste titre depuis longtemps, le monde des Anciens combattants .
          Une petite minorité de pour et une grosse majorité de contre. Sur le principe, cela ne devrait pas poser de problème.
Oui mais . . . quand la politique s'en mêle, ce n'est pas si simple, d'autant plus que cette date donnerait bonne conscience aux "porteurs de valises" qui voudraient bien transformer leur trahison en actes d'héroïsme Peut-être même pourraient-ils envisager l'obtention d'une distinction honorifique supplémentaire. . .
           Au point ou nous en sommes, pourquoi pas !
           Heureusement, ce n'est pas encore fait, bien que chaque année les intéressés gagnent un petit quelque chose ne serait-ce que la présence d'une représentation administrative aux cérémonies de cette date célébrées par une minorité alors que voilà quelques années, le Ministre des Anciens Combattants annonçait que cela ne serait pas . . .
( Oui, il y en avait un en ce temps là. )
           La majorité des amicales s'activent et manifestent leur émotion à juste raison. Peut-être trop faiblement pour se faire entendre ? Les participants blasés sont si peu nombreux ! mis à part quelques-uns, toujours les mêmes qui vont d'une ville à l'autre pour donner l'impression du nombre.
           Les journalistes (à l'affût de grain pour leur moulin) prennent des photos des têtes de cortèges où l'on retrouve entourant les quelques politiques présents, les mêmes éternels "Para-deurs ", pressés de remettre leur carte de visite dans l'espoir de lire leur nom dans le journal du lendemain.              
           Les héros du jour . . . qui demain s'en glorifieront.
           Gloire de quoi au fait ?
           Les vétérans ont déjà protestés jadis contre ce scandale ce qui pourrait renforcer et donner plus de poids à l'action présente, mais cela ne serait pas de bon ton de le rappeler pour ne pas ternir l'occasion du sempiternel : << Je suis >> qui passe avant toute idéologie si noble soit elle.
           Le 28 juin 2000 naïf, j'adressais un courrier au Président National de l'UNP, pensant qu'il serait certainement bon d'informer nos camarades du fait que voilà un certain nombre d'années, le gouvernement voyait sa politique Anciens Combattants d'une autre façon qu'aujourd'hui.
           Vous trouverez ci après la copie de l'intervention du Général GRACIEUX puis la réponse que le Ministre des Anciens Combattants lui fit.
           La réponse de l'UNP à ce courrier, vous ne pourrez malheureusement pas la voir , car je l'attends toujours.
           Autre époque . . . Sans doute, mais aussi. . .
           Pas de vague monsieur le Ministre.

 

                                                                                                                                               JR

 

 


Rectificatif. : A la suite de plusieurs demandes, les gazettes des mois à venir, ne remplaceront pas celles des mois précédents. Les éditions mensuelles s'ajouterons donc aux précédentes jusqu'à la fin de l'année et seront accessibles par leur lien sur la page index de "Gazette des Anciens"
* La prochaine "Gazette" de << DEBOUT-ACCROCHEZ >> est prévue courant Mars.
Participez . . .. A vos plumes et claviers.
** Et n'oubliez pas de rendre visite au site de << Jean ROSIER, Témoin de l'Aventure Parachutiste >> à l'URL :
< http://perso.wanadoo.fr/unpara/ >
vous y trouverez une nouvelle Gazette chaque mois.



 

Evènements à l'ile de la Réunion

 

 

Mardi 8 janvier 2002 : Volcan de la Fournaise

 

La lave est dans la plaine Le Piton de la Fournaise entame son troisième jour d'éruption. La coulée de lave évolue désormais dans la plaine des Osmondes à l'intérieur de l'enclos, la caldeira centrale du volcan. L'activité sismique a considérablement baissé, mais le risque d'une éruption hors de l'enclos continue d'être pris très au sérieux par les scientifiques.

 

La lave traverse la route

 

Lundi 14 janvier 2002 à 12 heures 12,

           Une large coulée de lave a traversé la route nationale 2 reliant Sainte-Rose (Est) à Saint-Philippe (Sud). La roche en fusion a emporté le parking de la Vierge au Parasol, un lieu de culte très fréquenté par les Réunionnais de religion catholique. La statue de la Vierge a été enlevée de son socle par des personnes présentes sur place, quelques instants avant larrivée de la lave qui se dirige maintenant vers la mer. Une plate-forme de plus de 200m s'est formée en mer. Les habitants de Bois-Blanc au bord nord de l'enclos risquent d'être évacués.

 

La menace s'éloigne de Bois Blanc    

 

 Mercredi 16  janvier 2002     

           Aucune activité n'a été enregistrée au Piton de la Fournaise dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 janvier 2002. Le trémor s'est complètement arrêté et la sismicité est quasiment inexistante. La fin de l'éruption semble se confirmer. Le plan ORSEC (dispositif d'urgence activant les secours et un certain nombre de mesures de sécurité) est maintenu sur la zone de Bois Blanc (commune de Sainte-Rose ­ Est). Le village, menacé par une éruption hors de l'enclos (la caldeira centrale du volcan) avait été évacué mardi après-midi. - L'éruption se termine Le Piton de la Fournaise a cessé toute activité mercredi 16 janvier vers 17 heures. Il était entré en éruption le 5 janvier. Il a été extrêmement actif. Le lundi 14 janvier en effet, une coulée de lave traversé la route nationale 2 reliant reliant Sainte-Rose (Est) à Saint-Philippe (Sud) pour aller se jeter dans l'océan au niveau du lieu-dit la Vierge au Parasol, un lieu de culte très fréquenté par les Réunionnais de religion catholique. La roche en fusion a emporté le parking et les aménagements touristiques du site. La statue de la Vierge a été enlevée de son socle au dernier moment par des employés de la commune de Sainte-Rose. La chute de la roche en fusion dans l'eau provoque la formation d'une plate-forme agrandissant d'autant le territoire de l'île. Mais outre ce spectacle grandiose du mariage du feu et de l'eau, l'inquiétude s'abattait sur le village de Bois Blanc (commune de Sainte-Rose) menacé par une éruption hors enclos (la caldeira centrale du volcan). La population du bourg, un millier de personnes, a été évacuée dans l'après-midi du mardi 14 janvier. Rappelons qu'en 1986, le village du Tremblet, au Sud de Bois Blanc avait été évacué suite au déferlement d'une coulée de lave. Plusieurs maisons et exploitations agricoles avaient été emportées. En 1977, la roche en fusion avait coulé sur Piton Sainte-Rose détruisant une trentaine de maisons, des élevages, la gendarmerie et une partie de l'église rebaptisée depuis Notre Dame des laves.

( Informations fournies par la Section UNP de la REUNION )



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